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José Garcia : « J’aime la subtilité et l’élégance des Anglais »

josé garcia

José Garcia lors du Festival de Dinard, le 1er octobre 2022. | © Franck Castel / ABACAPRESS.

Cinéma et Docu

Président du jury de la 33e édition du Festival du film britannique de Dinard, José Garcia a livré ses impressions sur la sélection de cette année, ainsi que la qualité des films britanniques, qui selon lui, n’a rien à envier à la production française.

D’après une interview Paris Match France de Louise Thewys

Paris Match. Qu’est-ce que ça vous fait d’être président du jury pour la 33e édition du Festival de Dinard, sachant que c’est une station balnéaire que vous connaissez bien puisque vous avez tourné il y a plusieurs années déjà Quelqu’un de bien ?
José Garcia.
 D’abord c’est le Festival du film britannique que j’affectionne particulièrement parce que j’adore le cinéma anglo-saxon, j’adore les Anglais pour leur jeu et leur qualité d’écriture. On a vraiment une chance dingue parce qu’on a une sélection époustouflante, on a passé une semaine absolument démente. Puis, à titre personnel, ça me fait plaisir parce que je suis un peu le régional de l’étape, maintenant j’ai une cabine à mon nom donc autant vous dire que je vais venir me baigner ici plus souvent (rires). J’ai passé des moments extraordinaires à Dinard, je me suis fais des amis, j’ai gardé pas mal de contacts. Puis la Bretagne ! Je suis d’origine galicienne donc, si vous voulez, on est comme des vieux cousins, on est celtes et ça me rappelle un peu ma Galice natale, bien qu’ici ça soit classe et élégant, alors que chez moi c’est plus brut.

Qu’est-ce qui fait l’originalité du Festival de Dinard ? 
Cette année, en tout cas, on a une qualité de sélection absolument démente. On n’a que six films à voir, mais quels films ! C’est extrêmement convivial et on a le temps de profiter des films sans devoir prendre une tonne de notes. Puis, bien sûr, la qualité de l’endroit et la beauté du coin font la différence.

Selon vous, quels sont les différences entre un film britannique et un film français ?
Si nous, les Français, on doit prendre quelque chose de ce cinéma-là, c’est la subtilité et l’élégance des Anglais à faire toujours rire même dans les situations les plus difficiles. Ils vous donnent toujours un moment d’espoir ou ils mettent toujours une pirouette au moment où on rentre dans quelque chose de cruciale. Nous, on a plutôt tendance à être dans du premier degré, dans quelque chose qui, à un moment ou un autre, est un peu trop lourd, pesant. Et la vie n’est pas comme ça. La vie fait que vous pouvez vous mettre à rire lors d’un enterrement, par exemple.

De votre point de vue, les films britanniques sont donc plus joviaux ? 
C’est une manière de voir la vie. Je trouve qu’à force de vouloir travailler les sujets dans quelque chose de trop pessimiste, trop triste, et ça nous ressemble, ça peut fatiguer les gens. Et je pense qu’à force d’être dans cette espèce de tristesse, de mélancolie, et de premier degré, on s’assombrit trop. Maintenant les films anglo-saxon qu’on a vu à Dinard, sont incroyables. Il y a une intelligence, un choix des sujets, une qualité de travail, de montage, et d’acteurs qui est vraiment formidable. Tout le monde est au service du film, ça se sent.

Est-ce qu’il y a un film britannique dans lequel vous auriez aimé jouer ou que vous aimez en particulier ? 
Bon, là je n’ai pas trouvé de rôle que je pourrais faire (rires) mais je suis très très jaloux, j’aimerais bien avoir la chance d’être dans ses films qui ont cette qualité-là. Il y a énormément de films anglais que j’aime mais je dirais déjà tous les Kubrick, de Docteur Folamour (1964) jusqu’à Shining (1980).

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