Une quatrième victime accuse Roman Polanski de viol lorsqu’elle était mineure

Une quatrième victime accuse Roman Polanski de viol lorsqu’elle était mineure

Roman Polanski en 2006, à Berlin. | © EPA/JENS KALAENE

Cinéma et Docu

La police suisse a annoncé mardi enquêter sur des accusations d’agression sexuelle lancées contre Roman Polanski par une femme qui affirme que le réalisateur franco-polonais l’a agressée à Gstaad en 1972.

Renate Langer est désormais la quatrième femme à accuser Roman Polanski, aujourd’hui âgé de 84 ans, de l’avoir violée. Elle avait alors quinze ans et vivait à Gstaad, mais vient d’être interrogée plus de 40 ans après les faits, ce 26 septembre, par la police suisse, a déclaré le chef de la communication de la police du canton de St. Gallen, Krusni Hanspeter, qui confirme ainsi l’existence d’une enquête dont les détails ont été publiés mardi par le New York Times.

40 ans d’accusations

En 1977, le cinéaste avait reconnu avoir eu des relations sexuelles illégales avec Samantha Geimer, alors âgée de 13 ans, dans la maison de Jack Nicholson à Los Angeles pendant que l’acteur était en voyage. En échange de cette admission, un juge avait accepté de ne pas retenir d’autres chefs d’inculpation plus graves. Mais convaincu que ce dernier allait revenir sur sa promesse et l’envoyer en prison pour des décennies, le cinéaste avait fui en France.

©EPA/JEAN-CHRISTOPHE BOTT – Le chalet de Gstaad, le « Milky Way », où était détenu Roman Polanski en 2009, sous bracelet électronique.

En 2010, l’actrice britannique Charlotte Lewis avait déclaré que le réalisateur l’avait forcée à avoir une relation sexuelle lorsqu’elle avait 16 ans. Une troisième femme, identifiée comme « Robin », avait accusé en août le réalisateur d’agression sexuelle lorsqu’elle avait tout juste 16 ans, en 1973. Renate Langer, aujourd’hui âgée de 61 ans et ancienne actrice, aurait quant à elle rencontré Roman Polanski quand elle était mannequin à Munich. Attirée par la possibilité d’un casting, elle aurait rendu visite au metteur en scène de Rosemary’s baby et Chinatown dans sa maison de Gstaad où il l’aurait violée. Elle a affirmé être sortie de son silence à la suite des déclarations de « Robin » en août, et parce que ses parents n’étaient plus en vie.

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La police suisse ne sait pas encore si des charges criminelles seront retenues contre le cinéaste, mais l’ancienneté des faits rend cette hypothèse peu probable. Le réalisateur oscarisé pour Le pianiste, marié avec l’actrice française Emmanuelle Seigner, avec qui il a eu deux enfants, a toujours refusé de retourner aux États-Unis sans avoir l’assurance qu’il ne serait plus emprisonné. (Belga)

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