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La Weinstein Company pourrait bien être rachetée par des investisseurs essentiellement féminins

Le siège de la Weinstein Company. | © AFP PHOTO / ANGELA WEISS

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Deux consortiums menés par des femmes tentent de racheter la Weinstein Company, après l’éviction de Harvey Weinstein et le scandale qui l’a précédée.

 

C’est un joli comble, que peu auraient pu deviner il y a de cela quelques mois : deux groupes d’inverstisseurs féminins entendent bien faire renaitre de ses cendres la Weinstein Company, grillée par le dragon Harvey Weinstein, accusé d’agression sexuelle par plus de cent femmes. Dès les premiers soubresauts de l’affaire, tous les projets en cours ont été mis à l’arrêt, tandis que de nombreux collaborateurs en ont profité pour quitter le navire. Pourtant, depuis que le producteur américain a été obligé de prendre ses affaires et de quitter l’entreprise, les offres vont bon train.

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Et pour Maria Contreras-Sweet, ancienne directrice de l’agence fédérale des PME pendant l’administration Obama, il est « impératif qu’un conseil d’administration mené par des femmes prenne le contrôle de la société », écrivait-elle récemment dans une lettre publiée par plusieurs médias américains. Elle-même vient de déposer son offre, épaulée par « un groupe hors pair de partenaires financiers et conseillers ». 275 millions de dollars ont été mis sur la table, tandis que sa proposition prévoit de gérer « l’essentiel du passif » de la Weinstein Company, en ce compris l’établissement d’un « processus de médiation avec les victimes » en collaboration avec Gloria Allred, l’avocate de plusieurs victimes d’Harvey Weinstein.

©AFP PHOTO / TIMOTHY A. CLARY – Patty Glasler, l’avocate de Harvey Weinstein au civil.

Un consortium de femmes dans la course

Mais Maria Contreras-Sweet n’est pas la seule femme dans la mêlée. Un autre groupe d’investisseurs, essentiellement féminin, entend bien reprendre la compagnie, relate l’AFP. Il est mené par Killer Content, une société de production qui compte en ses rangs la documentariste Abigail Disney et la Fondation des femmes de New York. Le groupe se préparait ainsi mercredi à déposer une offre pour acheter une partie des actifs de films et de télévision de la Weinstein Company. Tous les bénéfices retirés de la vente seraient ensuite reversés aux associations d’aide aux victimes d’agressions sexuelles.

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