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Donald Trump : Les 6 révélations choc du livre qui le fait trembler

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Le soir de l'élection, « Trump est passé de la confusion à l’incrédulité, puis à l’horreur ». | © AFP PHOTO / JIM WATSON

Littérature

Entre anecdotes étonnantes et secrets d’État autrefois bien gardés, Fire and Fury : Inside the Trump White House de Michael Wolff, le livre polémique sur Donald Trump et les dessous de sa présidence, est riche en révélations. Prévue mardi 9 janvier, sa sortie a été avancée à ce vendredi, malgré et sous les pressions de la Maison Blanche.

Les pressions de la Maison Blanche pour bloquer sa sortie n’auront fait que l’avancer. Un an après l’investiture de Donald Trump, Michael Wolff sort ce vendredi un livre explosif Fire and Fury : Inside the Trump White House, résultat de dix-huit mois d’entretiens avec des membres du staff de Donald Trump et avec le président lui-même, explique le New York Magazine qui en a publié quelques extraits mercredi. Comme son titre le laisse penser, l’ouvrage regorge d’anecdotes croustillantes et parfois invraisemblables sur le président.

Donald Trump ne voulait pas gagner

« Un peu après 20h00 le soir de l’élection, quand la tendance inattendue – la victoire de Trump – semblait se confirmer. Donald Trump Jr. a dit à un ami que son père ressemblait à quelqu’un ayant vu un fantôme », affirme Michael Wolff, auteur du livre polémique. Dans un extrait publié par le New York Magazine, on apprend que le but ultime de Donald Trump « n’a jamais été de gagner » mais de devenir simplement « l’homme le plus célèbre du monde. Le candidat républicain envisageait d’utiliser sa notoriété pour lancer sa chaîne de télévision, poursuit l’auteur. Le soir de l’élection, Steve Bannon raconte qu’en une heure, « Trump est passé de la confusion à l’incrédulité, puis à l’horreur ». Avant d’arriver à « cette ultime transformation : tout d’un coup, Donald Trump est devenu un homme qui a cru qu’il méritait d’être président des États-Unis, et qui était capable de l’être ».

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Preuve de cette absence de volonté, Donald Trump « a refusé d’investir son argent personnel dans la campagne », note Michael Wolff. Selon lui, Steve Bannon aurait demandé au futur président d’injecter « une somme de 50 millions de dollars dans la campagne » mais il se serait pris un non catégorique du gendre de Trump. « Hors de question qu’on investisse 50 millions si on n’est pas sûrs qu’il gagne derrière ».

Les pleurs de Melania Trump

Et là, ceux qui ont été témoins des nombreuses images d’elle, impassible et l’air séquestrée, lancent un « je le savais ». La première dame ne rêvait pas non plus de la Maison Blanche. Le soir de la victoire de son mari, Melania Trump était en larmes, « mais pas de joie ».

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Pourquoi cette coupe de cheveux (et cette couleur)

Le mystère est enfin levé. Sa chevelure blonde-orangée n’est pas une perruque mais elle reste l’objet de nombreux détournements et moqueries. Dont celle de sa fille, Ivanka. D’après Michael Wolff, « elle décrit très souvent la mécanique derrière la coiffure à ses amis : un dessus du crâne parfaitement lisse – un îlot maîtrisé grâce à une chirurgie esthétique pour réduire le cuir chevelu – entouré par un cercle de cheveux broussailleux qui part des côtés pour arriver sur le devant de la tête, qui sont tous tirés vers le haut pour se rencontrer au sommet, puis balayés en arrière avant d’être consolidés par un spray raidisseur ». Ivanka Trump délivre également le secret de sa couleur si particulière : « la couleur vient d’un produit qui s’appelle Just for Men (juste pour les hommes), et qui fonce à mesure qu’on le laisse agir. L’impatience de Trump est donc la cause de cette couleur orange-blonde ».

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AFP PHOTO / JIM WATSON

Entouré d’écrans

À la Maison Blanche, un bâtiment « qu’il juge complexe et un peu inquiétant », Donald Trump et sa femme font chambre à part. « Une première depuis les Kennedy », souligne Michael Wolff. Dans la sienne, le président américain a demandé d’ajouter deux écrans supplémentaires au pied de son lit. Pas étonnant alors qu’il passe 8 heures par jour à regarder la télévision, zappant entre CNN et l’émission « Fox & Friends » tous les matins. Tout en commentant bien sûr sur Twitter. Selon l’auteur, Trump aurait également « commandé un verrou pour la porte, provoquant une brève altercation avec les services secrets, ces derniers insistant pour avoir accès en permanence à la chambre ».

Paranoïa à la Maison Blanche

Depuis plusieurs années, le milliardaire a peur de mourir empoisonné. À la Maison Blanche, les employés doivent donc suivre quelques règles : interdiction formelle de toucher à quoique ce soit dans sa chambre « même si sa chemise est par terre » et « surtout pas sa brosse à dent ». Cette même angoisse amène le président à manger régulièrement au McDo car « personne ne sait qui va venir et la nourriture est préparée en amont et en toute sécurité ».

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Moqué par ses conseillers

Ses propres conseillers le décrivent comme quelqu’un qui « ne lit pas, même en diagonale » et qui réagit à l’instinct. Ils doivent donc lui faire des résumés particulièrement clairs et simplistes. « C’est comme d’essayer de comprendre ce qu’un enfant veut », aurait commenté son ancienne chef de cabinet adjointe de la Maison Blanche Katie Walsh. Au début de la campagne, le candidat devait être briefé sur la Constitution. « Je suis allé jusqu’au 4e amendement », se souvient son conseiller Sam Nunberg, « avant qu’il tire d’un doigt sa lèvre et lève les yeux au ciel ». Président depuis près d’un an, les choses n’ont pas vraiment changé. La plupart des membres du gouvernement considéreraient d’ailleurs le président comme un « idiot », rapporte Vanity Fair. Son conseiller économique, Gary Cohn, dirait même de lui qu’il est « con comme un balai ».

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AFP PHOTO /Henry Holt and Company-Hand Out
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