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Quand Matilda se dresse face à Trump

Matilda et Trump

Le choix du président américain pour faire face à l'icône littéraire s'est fait suite à un sondage en ligne | © Capture d'écran Instagram @Bookriot

Littérature

Une statue de l’héroïne de Roald Dahl a été dévoilée faisant face à Donald Trump, à l’occasion du 30e anniversaire de la sortie du livre Matilda ce 1er octobre. Selon un sondage, le président américain est la personne à laquelle Matilda se serait le plus vraisemblablement opposée aujourd’hui. 

 

L’installation temporaire a été érigée devant le musée dédié à Roald Dahl dans la ville de Great Missenden, où l’écrivain a vécu plus de 36 ans. Matilda, debout sur une pile de livres – y compris Moby Dick et Great – fait face à un Donald Trump en colère. Le choix du président américain pour confronter l’icône littéraire s’est fait suite à un sondage en ligne. Trump a remporté 42 % des voix. Il devançait ainsi la non moins effrayante directrice d’école de Matilda, Mademoiselle Legourdin. Preuve, selon CNN, que les internautes reconnaissent en Donald Trump des traits de caractères similaires à ceux de la terrifiante et colérique mademoiselle Legourdin. Plus de 2 000 Britanniques ont participé au sondage, qui a en outre placé Theresa May et Piers Morgan respectivement en 3e et 4e position

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La statue imagine le combat que Matilda aurait mené dans notre société actuelle. L’histoire d’une jeune « rat de bibliothèque » parvenant à se venger de sa directrice malfaisante grâce à la télékinésie porte un message important aujourd’hui, a expliqué la Roald Dahl Story Company : « Matilda démontre qu’il est possible pour n’importe qui, peu importe sa taille et son impuissance, de vaincre les Legourdin dans leur propre vie ». 

Féministe, amie avec Harry Potter et Meghan Markle

De qui Matilda se serait-elle entourée aujourd’hui ? Les répondants ont suggéré que la jeune Matilda aurait été amie avec Harry Potter, Emma Watson et Meghan Markle. « La rage féminine a toujours été un grand tabou, mais ce que montre Matilda, c’est que si vous la canalisez efficacement, cela peut être un agent de protestation extrêmement important », a expliqué une lexicographe impliquée dans le projet.

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Les internautes ont aussi imaginé la profession que la Matila trentenaire aurait exercée. 29% d’entre eux la voyaient institutrice, et 10 % qu’ambassadrice aux Nations unies. Se serait-elle alors, elle aussi, moquée du président américain lors de l’Assemblée générale ?

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