5 livres féministes à lire pour le printemps

5 livres féministes à lire pour le printemps

livres féministes printemps

Image d'illustration. | © Thought Catalog / Unsplash

Littérature

Essais, romans, BD : Paris Match Belgique a sélectionné 5 livres contemporains à (re)lire tout en profitant du printemps. 

L’incontournable

L’essai de Mona Chollet revient sur les trois figures de la sorcière : la femme indépendante (la célibataire et son chat), la femme sans enfants (qui contrôle sa fertilité) et la femme âgée (la vieille peau). Comment l’autonomie de la femme a-t-elle été mise au bûcher? Et quelles représentations misogynes avons nous hérité de ces chasses aux sorcières ?

Sur la culture du viol

La culture du viol consiste en l’ensemble des idées reçues sur les violeurs, les victimes et le viol. Ces croyances concourrent à déresponsabiliser les violeurs, culpabiliser les victimes et invisibiliser le viol. Chaque pays a ses spécificités par rapport à la culture du viol, et cet essai s’intéresse à la France : le pays de la galanterie, inventeur de  l’amour et de la séduction. Valérie Rey-Robert est une militante féministe et anime un blogDans cet ouvrage documenté et novateur, l’autrice analyse et définit les violences sexuelles et les stéréotypes de genre, et démontre qu’il est possible de déconstruire la domination masculine. 

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Le roman d’émancipation

Antonia etouffe. La jeune femme de 29 ans est mariée sans amour à un bourgeois de Palerme.  À la mort de sa grand-mère, elle reçoit des boîtes de documents, de lettres et de photographies. Durant deux ans, elle reconstruit le puzzle familial et plonge dans son passé. Elle rend compte dans son journal de son enquête mais aussi de son quotidien, de ses journées-lignes moroses. Ses états d’âme, consignés avec finesse et justesse par Garbriella Zalapi, sont rythmés de photographies. L’autrice, artiste-plasticienne, a rendu l’image littéraire dans son premier roman, le récit d’une révolte contre la prison domestique des années 1960.

 

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#Repost @librairiedesbatignolles with @get_repost ・・・ Antonia journal 1965-1966 de Gabriella Zalapi. Journal intime, celui d’une femme de 30 ans qui veut fuir et se libérer de ces carcans, et des dogmes familiaux. C’est la voix d’une femme qui veut briser ses chaînes, s’éloigner d’un mari autoritaire et qui est incapable de l’aimer. « Famille je te hais » pourrait aussi résumer ce texte fort où les mots sont saisissants, sincères mais aussi vulnérables. Un premier roman touchant et dont on a hâte de découvrir le prochain. #livre #book #books #bookstagram #lecture #lire #litteraturefrancaise #litterature #premierroman @editionszoe #antoniajournal19651966 #antonia #journal #journalintime #gabriellazalapi #italie #sicile #bourgeoisie #emancipation #couple #femme #lettre #peintre #librairie #libraire #independant #paris #librairiedesbatignolles #bookaddiction #bookworms

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Le livre pour enfants

Mieux qu’un conte de fées, 100 destins de femmes héroiques. Le tome 1 s’était vendu à un million d’exemplaires, le tome 2 rend hommage à un nouveau panthéon de rebelles. Elles viennent du monde entier, elles sont sportives, scientifiques, espionnes, artistes, guerrières, informaticiennes, reines ou skateuses. Chacune à leur époque, elles ont brisé les stérérotypes. Les portraits d’une double page reprennent une biographie illustrée d’un portrait dessiné par l’une des 50 illustratrices ayant participé au projet. Dans les dernières pages du livre, les enfants peuvent écrire leur propre histoire d’héros ou d’héroïnes et dessiner leur auto-portrait. A mettre entre les mains de tou.te.s les rebelles.

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Le plus linguiste

« Marie couche toi là, pimbêche, mijaurée, gourde, garce et mégère ». Ces mots péjoratifs n’ont pas de masculin, ils sont dégradants et ne s’appliquent qu’aux femmes. La langue française utilise aussi des noms d’animaux pour qualifier les femmes : une poule, une dinde, une linotte, ou la morue. L’écrivain Jean-Louis Chifflet et la lexicographe Marie Deveaux ont recensé et analysé les mots ouvertement ou sournoisement sexistes, pour nous faire prendre conscience avec humour de la mysoginie de la langue française. Ils s’attaquent non pas à la grammaire mais au vocabulaire pour revendiquer le « sexuellement correct ».

Mots-clés:
féminisme livres
CIM Internet