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Barack Obama partage ses meilleurs livres de l’année 2020

Barack Obama partage ses 20 meilleurs livres de l'année 2020

Barack Obama, le 2 novembre 2020. | © Elijah Nouvelage / AFP

Littérature

Si vous ne savez pas quoi lire, voici quelques idées pour agrandir votre bibliothèque.

 

C’est presque devenu une tradition. Chaque année, l’ancien président des États-Unis Barack Obama partage les oeuvres qui l’ont particulièrement marqué. Cette année, le président commence par dévoiler en premier la liste de ses livres favoris, « en omettant délibérément ce que je pense être un assez bon livre – Une terre promise – d’un certain 44ème président » commente-t-il avec une touche d’humour. « J’espère que vous prendrez autant de plaisir que moi à les lire », finit-il son message.

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Homeland Elegies, d’Ayad Akhtar

Homeland Elegies est une oeuvre très personnelle sur l’identité et l’appartenance à une nation qui se déchire. Dans ce roman, des faits réels et de fiction se mêlent pour raconter une histoire épique de l’appartenance et de la dépossession dans le monde qu’a engendré le 11 septembre.

Jack, de Marilynne Robinson

Ce roman est le quatrième d’une série dans le monde imaginaire de Gilead. Il raconte l’histoire de John Ames Boughton, le fils prodigue du ministre presbytérien de Gilead, et sa romance avec Della Miles, une enseignante du secondaire qui est aussi l’enfant d’un prédicateur. Leur romance interraciale profonde et tourmentée résonne avec tous les paradoxes de la vie américaine, d’hier et d’aujourd’hui.

Caste, d’Isabel Wilkerson

Dans ce livre, Isabel Wilkerson explore, à travers un récit immersif et profondément documenté, comment l’Amérique d’aujourd’hui et de demain a été façonnée par un système de castes caché, une hiérarchie rigide des classements humains. Au-delà de la race, de la classe sociale ou d’autres facteurs, il existe un puissant système de castes qui influence la vie et le comportement des gens et le destin de la nation.

The Splendid and the Vile, d’Erik Larson

Erik Larson dresse un portrait frais et convaincant de Winston Churchill et de Londres pendant le Blitz. Il montre comment Churchill a enseigné au peuple britannique « l’art d’être sans peur ». En s’appuyant sur des journaux intimes, des documents d’archives et des rapports de renseignements autrefois secrets, Larson offre un nouvel éclairage sur l’année la plus sombre de Londres à travers le quotidien de Churchill et de sa famille.

The Splendid and the Vile nous ramène à une époque de véritable leadership, où, face à l’horreur incessante, l’éloquence, le courage et la persévérance de Churchill ont permis de réunir un pays et une famille.

 

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Luster, de Raven Leilani (traduction disponible en février chez Cherche-midi)

Luster suit Edie, une femme noire d’une vingtaine d’années qui vit à New York. Elle rencontre Eric, un homme blanc d’une quarantaine d’années qui vit un mariage libre. Eric et sa femme ont une fille adoptive de 12 ans, Akila, qui est également noire. Edie entame une relation sexuelle avec Eric et déménage dans le New Jersey pour vivre avec sa famille après avoir été licenciée.

Luster est le portrait d’une jeune femme qui essaie de donner un sens à sa vie dans une époque tumultueuse. C’est aussi une description de la difficulté à croire en son propre talent, et des influences inattendues qui nous amènent à qui nous sommes en cours de route.

How Much of These Hills Is Gold, de C Pam Zhang

Ce roman se déroule au crépuscule de la ruée vers l’or américaine. Deux frères et sœurs sont en fuite dans un paysage hostile, essayant non seulement de survivre mais aussi de trouver un foyer. How Much of These Hills Is Gold est une histoire d’aventure envoûtante et une histoire fraternelle inoubliable. À un niveau plus large, il explore la question raciale dans un pays en expansion et la question de l’appartenance des immigrants.

Long Bright River, de Liz Moore (traduction disponible en avril 2021 chez Buchet-Chastel)

Dans un quartier de Philadelphie secoué par la crise des opiacés, deux sœurs autrefois inséparables ne s’adressent plus la parole. Mickey est devenue officier de police, alors que Kacey se prostitue et se drogue. Bien qu’elles ne se voient plus, Mickey ne cesse de s’inquiéter pour sa sœur.

Puis Kacey disparaît soudainement, en même temps qu’une mystérieuse série de meurtres commence dans le quartier. Mickey recherche obstinément sa sœur et le coupable, avant qu’il ne soit trop tard. Elle est obligée de faire face à son enfance et à son passé qui les ont mené toutes les deux sur des chemins différents.

Memorial Drive, de Natasha Trethewey

Ce livre est un récit très personnel de Natasha Trethewey qui raconte le meurtre brutal de sa mère par son ancien beau-père. En deuil à seulement 19 ans, elle a dû affronter les pulsions jumelles de la vie et de la mort. L’auteure explore également la façon dont cette expérience a durablement façonné l’artiste qu’elle est devenue.

Twilight of Democracy, d’Anne Applebaum

Cette historienne, lauréate du prix Pulitzer, explique pourquoi les élites des démocraties du monde entier se tournent vers le nationalisme et l’autoritarisme. Dans cet essai captivant, elle soutient que les systèmes politiques aux croyances radicalement simples sont intrinsèquement attrayants, surtout lorsqu’ils profitent aux fidèles en excluant tous les autres.

Deacon King Kong, de James McBride

Dans Deacon King Kong, McBride fait revivre les personnes touchées par une fusillade : la victime, les témoins Afro-Américains et Latino-Américains, les voisins blancs, les policiers locaux chargés de l’enquête, les membres de l’église, les mafieux italiens du quartier et le tireur lui-même. Au fur et à mesure, il devient clair que les vies des personnages se chevauchent de manière inattendue. Lorsque la vérité émerge, James McBride nous montre que tous les secrets ne sont pas censés être cachés, et que la meilleure façon de grandir est d’affronter le changement sans peur.

The Undocumented Americans, de Karla Cornejo Villavicencio

Karla Cornejo Villavicencio explore la vie des sans-papiers aux États-Unis, et les mystères de sa propre vie. Les histoires qu’elle raconte montrent l’amour, la magie, les peines de cœur, la folie et la vulgarité qui imprègnent la vie quotidienne de ses sujets. Des témoignages loin d’une image réductrice de pions politiques ou de travailleurs sans nom.

L’Autre Moitié de soi, de Brit Bennett (traduction disponible chez Autrement)

Quatorze ans après la disparition de jumelles, l’une d’elles réapparaît dans leur ville natale, dans le Sud d’une Amérique fraîchement déségrégationnée. Adolescentes, elles avaient fugué ensemble, décidées à affronter le monde. Pourtant, lorsque Desiree refait surface, elle a perdu la trace de sa jumelle depuis bien longtemps : Stella a disparu des années auparavant pour mener à Boston la vie d’une jeune femme Blanche.

Dans ce roman, l’auteure interroge les liens fragiles dont sont tissés les individus, entre la filiation, le rêve de devenir une autre personne et le besoin dévorant de trouver sa place.

 

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L’Hôtel de verre, d’Emily St. John Mandel (traduction disponible en mars chez Rivages)

Sur l’île de Vancouver, se dresse un hôtel aux murs de verre, seulement accessible par la mer. Il est fréquenté par une clientèle exclusive qui veut rompre avec « la civilisation connectée », sans wifi et sans téléphones.

Un soir, le gérant de l’hôtel découvre avec horreur un tag gravé sur l’une des parois transparentes : « Et si vous avaliez du verre brisé ? » Dans ce havre de luxe, des gens se croisent, des destins se font et se défont. Des vies vont prendre un tour imprévu et souvent dramatique.

Hidden Valley Road, de Robert Kolker

Hidden Valley Road parle de l’histoire déchirante d’une famille américaine du milieu du XIXe siècle avec douze enfants, dont six atteints de schizophrénie. La famille Galvins est devenue le grand espoir de la science dans sa quête pour comprendre la maladie. Des échantillons de leur ADN ont même alimenté des décennies de recherche génétique qui se poursuivent encore aujourd’hui, offrant des pistes pour le traitement, la prédiction et même l’éradication de la maladie pour les générations futures.

The Ministry for the Future, de Kim Stanley Robinson

Se déroulant dans un futur proche, le roman suit un organe subsidiaire, établi dans le cadre de l’Accord de Paris, dont la mission est de défendre les générations futures de citoyens du monde comme si leurs droits étaient équivalents à ceux de la génération actuelle. Alors que de nombreux projets ambitieux se réalisent, les effets du changement climatique sont catastrophiques.

Sharks in the Time of Saviors, de Kawai Strong Washburn

Ce roman rassemble les légendes des dieux hawaïens dans une saga familiale captivante : une histoire d’exil et de poursuite du salut de Kawai Strong Washburn.

Missionaries, de Phil Klay

Un groupe de soldats colombiens se prépare à faire un raid dans la maison sécurisée d’un baron de la drogue à la frontière vénézuélienne. Ils le surveillent avec un drone fabriqué aux États-Unis, en utilisant des tactiques militaires qui leur ont été enseignées par des soldats américains qui ont perfectionné leurs compétences jusqu’à la mort en Irak.

Dans son premier roman Missionaries, l’auteur vétéran de la guerre d’Irak examine la mondialisation de la violence à travers les histoires entrecroisées de quatre personnages et les conflits qui définissent leur vie.

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