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Les fakes news se répandent plus vite que les vraies infos

Image d'illustration. | © Imago

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Selon une étude réalisée par le Massachussetts Institute of Technology (MIT), les fakes news circulent… six fois plus vite que les vraies informations sur Twitter. 

La désinformation sur les réseaux sociaux a de beaux jours devant elle. Sur Twitter, une rumeur voyagera plus vite, touchera plus d’internautes et sera plus virale que des informations vérifiées. Cette étude menée par le très sérieux MIT fait la Une de très sérieuse revue Science, qui titre « Comment le mensonge se propage ; sur le média social, les fausses nouvelles écrasent la vérité ». Un travail qui tombe à pic, entre le débat sur l’impact des fakes news sur les résultats des élections américaines et la volonté du gouvernement français d’adopter une loi pour enrayer le phénomène. Leur corpus ? 126.000 histoires, vraies ou fausses, partagées plus de 4,5 millions de fois sur Twitter par 3 millions de personnes entre 2004 et 2017. Des organisations indépendantes de fact-checking avaient validé la véracité de chaque contenu.

Les fausses infos les plus diffusées concernent la politique : les pics de fake news correspondent aux campagnes électorales US en 2012 et 2016. Viennent ensuite, les légendes urbaines, celles sur les affaires économiques, le terrorisme et la guerre. La science, le divertissement et les désastres naturels clôturent le classement.

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Les humains sont les principaux responsables

L’étude du MIT révèle également que si le faux l’emporte sur le vrai, c’est à cause des humains et non pas des « bots ». La robotique ne peut donc pas être tenue pour seule responsable, comme c’est communément admis. En effet, entre 2006 et 2016, les bots de Twitter ont diffusé autant d’histoires vraies que d’histoires fausses. « Les fake news prospèrent parce que les humains, au contraire des robots, sont plus susceptibles de les répandre », écrivent les auteurs, d’après lesquel les chances qu’un mensonge soit retweeté sont de… 70 %.

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L’expression « fake news » s’est imposée pendant la campagne présidentielle américaine, quand une floppée de faux sites d’information ont le jour. Leur objectif : appâter les citoyens sur les réseaux sociaux à coup de titres racoleurs et d’infos souvent fabriquées de toutes pièces. Parmi elles : les votes frauduleux en faveur d’Hillary Clinton dans l’Ohio ou encore le soutien du pape François pour Donald Trump. Ces articles, postés sur les réseaux sociaux, se sont propagés comme de la poudre de perlimpinpin, surclassant parfois les informations authentiques. Dans certains cas, on peut même parler de désinformation : certaines informations erronnées, non précises ou trompeuses par ont répandues par appât du gain ou par pure volonté de nuire.

 
 

 

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