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Quand le magazine GQ taquine Vanity Fair (et raille Photoshop)

La couverture du magazine américain GQ pour son numéro spécial comédie 2018. | © Capture d'écran : Instagram @GQ

Médias

Pour son dernier numéro spécial comédie, le magazine américain GQ s’est gentiment moqué de Vanity Fair qui, en janvier dernier, avait maladroitement abusé de Photoshop sur sa propre couverture.

 

On s’en souvient, de la couverture du Vanity Fair de janvier dernier pour son numéro spécial Hollywood. La photo parue en Une du magazine américain, mettant en scène des acteurs comme Tom Hanks, Robert de Niro ou encore Nicole Kidman, avait suscité la critique (et l’hilarité) sur les réseaux, laissant apparaître par mégarde des modèles démembrés. La faute à photoshop, s’est-on rapidement douté, affublant l’actrice Reese Witherspoon de trois jambes et l’animatrice Ophrah Winfrey de trois mains.

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Un ratage en beauté dont il valait mieux rire que pleurer, comme l’ont fait entendre en premier les deux actrices concernées. Sur Twitter, Reese Witherspoon avait notamment fait le choix de répondre aux moqueries avec humour : « Bon, tout le monde le sait maintenant… J’ai trois jambes. J’espère que vous m’acceptez encore pour ce que je suis », écrivait-elle. Quant à Oprah Winfrey, elle s’était contentée de répondre au tweet de Reese Witherspoon : « J’accepte ta troisième jambe. Tout comme je sais que tu acceptes ma troisième main ».

Traits renforcés

Cinq mois plus tard, le magazine américain GQ a décidé d’en rajouter une couche et de se moquer gentiment de son grand frère Vanity Fair. Pour la couverture de son nouveau numéro spécial comédie, la version US de GQ met en avant les trois humoristes américaines Kate McKinnon, Issa Rae et Sarah Silverman en leur faisant subir les mêmes retouches. Le trait, un poil plus forcé. Ainsi voit-on la jambe de Kate McKinnon complètement tordue ainsi que des jambes et des mains à ne plus savoir quoi en faire.

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Dans un faux communiqué, le mensuel masculin « regrette profondément que le résultat ait violé les normes strictes d’excellence éditoriale de GQ » ainsi que… « les lois de la nature ». Tout en ironie, le message conclut : « Maintenant, nous allons prier pour que Donald Trump tweete quelque chose à propos de Chrissy Teigen dans les prochaines heures pour que tout le monde oublie tout ça. » Une plaisanterie qui aura le mérite de faire sourire les lecteurs autant que la rédaction en chef de Vanity Fair.

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