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Quand Matt Damon imite un Brett Kavanaugh hystérique en direct

Matt Damon Kavanaugh

"C'est mon speech, il y a d'autres comme ça mais celui-ci c'est le mien. Je l'ai écrit hier, en hurlant dans un sachet de Doritos vide" | © Capture d'écran Youtube Saturday Night Live

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Rentrée en force pour l’émission américaine « Saturday Night Live ». Surfant sur l’affaire la plus suivie du moment outre-Atlantique, Matt Damon a joué le rôle du candidat de Trump à la Cour suprême, qui va faire l’objet d’une enquête du FBI pour agression sexuelle. Et il n’épargne pas le juge.  

Matt Damon fait une entrée fracassante dans une parodie de l’audition de Brett Kavanaugh au Sénat, en imitant un juge hystérique « Je commence à 11, et je vais le tenir jusque 15 heures (…) C’est mon speech, il y a d’autres comme ça mais celui-ci c’est le mien. Je l’ai écrit hier, et je me suis entraîné en hurlant dans un sachet de Doritos vide ». Il dénonce une manigance politique orchestrée par les « Clintons, George Soros and Kathy Griffin » visant à le discréditer et l’empêcher d’être élu à la Cour suprême. Mais, martèle-t-il : « Personne ne m’arrêtera, je ne connais pas la signification du mot non »Et le show n’épargne pas les sénateurs, notamment le républicain Chuck Grassley qui a ouvre l’audition en déclarant : « J’ai gardé mon esprit ouvert. C’est pourquoi j’ai déjà voté « oui », avant qu’elle [Christine Blasey Ford] n’ait dit un mot ».

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Caricature d’un frère obsédé par la bière

La caricature est celle d’un frère obsédé par la bière, alors que accusations de viols accablant le juge se seraient toutes déroulées lors de soirées étudiantes. « J’aime la bière, ok, j’aime la bière » répond-il à une sénatrice après avoir accusé le comité d’être des « monstres, qui veulent le faire vomir, et pas à cause de la bière ».

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« Vous voulez m’humilier devant ma femme, mes parents et Alyssa ‘freaking’ Milano » ajoute « Brett Kavanaugh », avant de montrer une preuve irréfutable de son innocence : un calendrier où sont inscrits ses jours d’entraînement de musculation. Le (vrai) juge a utilisé le Yearbook de 1982 (année des faits, selon Christine Blasey Ford) comme alibi. Colin Jost, animateur de l’émission « The Weekend Update Skit » a conclu : « Si vous aviez bu un shot à chaque fois que Kavanaugh a menti à propos de son yearbook, vous seriez aussi ivres que Brett Kavanaugh l’été ’82 ». Voilà qui n’est pas pour relever l’image du juge qui, après son audition de jeudi, a même perdu le soutien jusqu’ici indéfectible de Donald Trump.

 

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