L’appel à l’aide pour sauver DaarDaar, menacé de disparition

L’appel à l’aide pour sauver DaarDaar, menacé de disparition

thomas gunzig

Thoms Gunzig lors de la Cérémonie des Albert en 2014. | © BELGA / SOPHIE KIP

Médias

En difficultés financières, le site d’information DaarDaar qui traduit la presse flamande en français lance un appel aux dons.

DaarDaar, le site qui publie des traductions françaises d’articles et d’éditoriaux provenant des médias flamands, est sur le point de disparaître. Dans une lettre ouverte intitulée « Pourquoi DaarDaar ne doit pas disparaître », l’écrivain et humoriste Thomas Gunzig a écrit ce mardi : « Je me désole, aujourd’hui, de constater qu’un média de qualité, digne d’un service public, doive lutter à ce point pour trouver les soutiens financiers dont dépend sa survie. »

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Inquiet de la possible disparition de DaarDaar, Thomas Gunzig a décidé d’écrire son texte de soutien « parce qu’il nous permet, nous francophones, de mieux comprendre nos « voisins » flamands. Parce qu’il leur permet, à eux, les Belges du Nord, d’être mieux compris au sud. Parce qu’aujourd’hui, plus que jamais, les deux grandes communautés linguistiques de ce pays semblent vivre chacune dans un monde à part. » Une vingtaine d’autres personnalités belges comme Jérôme Colin, Adeline Dieudonné et David Van Reybrouck ont également signé cet appel.

Un pont médiatique entre les communautés

Après environ trois ans et demi d’existence, DaarDaar, le média qui traduit le meilleur de la presse flamande en français quotidiennement et gratuitement, est toujours à la recherche d’un mode de fonctionnement pérenne depuis sa création. L’objectif du pureplayer était de « jeter des ponts entre les communautés linguistiques de notre pays ». Une passerelle médiatique entre les deux communautés, un trou de serrure au travers duquel on peut jeter un oeil pour voir la réalité de l’autre moitié du pays.

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Pour aider les deux régions du royaume à mieux se comprendre, une équipe de dix bénévoles travaille sur le projet. Mais DaarDaar doit rémunérer les traducteurs, payer un abonnement aux quotidiens de la presse flamande, des droits d’auteurs pour publier les traductions et des frais liés au site. Côté rentrées, le média bénéficie de subventions publiques, auxquelles s’ajoutent les contributions de ses lecteurs.

Aujourd’hui toutes les aides ont été épuisées, et le site tourne au ralenti, avec moins d’articles. Joyce Azar, rédactrice en chef et co-fondatrice du projet, lance un appel à contributions : « Nous aurons dans ce cadre besoin de vous, peut-être plus que jamais, notamment pour relayer autant que possible cet appel au soutien. Car ce projet, avant d’être le nôtre, est aussi et surtout le vôtre. »

 

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