John Oliver explore les mauvais (et les bons) côtés de l’humiliation publique avec Monica Lewinsky

John Oliver explore les mauvais (et les bons) côtés de l’humiliation publique avec Monica Lewinsky

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John Oliver et Monica Lewinsky. | © HBO

Médias

Dans son dernier « Last Week Tonight », John Oliver a consacré toute son émission à l’humilitation publique, avant d’en parler avec Monica Lewinsky, qui a ressenti « une avalanche de douleur » après sa liaison avec Clinton. 

Dimanche dernier dans son émission « Last Week Tonight » sur HBO, John Oliver a longuement discuté de « l’un des passe-temps favoris de l’Amérique » : l’humiliation publique. Facilité par les réseaux sociaux et Internet, ce « hobby » n’a pas que du mauvais, selon l’animateur britannique. « Je ne pense pas que toute humiliation publique soit mauvaise », explique celui qui a l’habitude de le faire (judicieusement) dans son émission. « Quand elle est bien dirigée, il peut en sortir beaucoup de bien », poursuit-il en précisant qu’elle peut être justifiée dans le cas où, par exemple, une personne puissante se comporte mal, comme Tucker Carlson, un animateur de Fox News dans l’actualité pour ses propos misogynes, racistes et homophobes.

John Oliver évoque ensuite le scandale des pots de vin versés par les actrices Felicity Huffman et Lori Loughlin pour permettre à leurs enfants d’obtenir des places dans de prestigieuses facs américaines. Ces dernières (et leurs enfants) font l’objet de nombreuses moqueries sur Internet. « Est-ce que je suis à l’aise avec tout Internet qui en fait des tonnes ? » se demande l’animateur. « Honnêtement, cela dépend de comment et pour combien de temps. Si ce sont des menaces de mort et des commentaires ignobles, alors bien sûr que non. Si cela la définit pour toujours, cela semble injuste ». Il ajoute ensuite que souvent « la punition peut être extrêmement disproportionnée par rapport à l’infraction ».

« C’était une avalanche de douleur et d’humiliation »

L’animateur britannique parle ensuite des difficultés rencontrées par des personnes non célèbres lorsqu’elles se retrouvent dans de telles situations. Et la meilleure personne pour en parler, c’est probablement Monica Lewinsky. Après les révélations de ses relations sexuelles avec le président américain Bill Clinton, cette jeune stagiaire à la Maison Blanche a été victime d’une vague de violentes insultes et de harcèlement de la part des médias et des citoyens fin des années 90. « C’était une avalanche de douleur et d’humiliation », confie-t-elle. « À 24 ans, il était vraiment difficile de garder un peu de dignité ou d’estime de soi quand on se sait victime de tant de blagues ». Pourtant, aujourd’hui, 20 ans plus tard, Monica Lewinsky a gardé son humour intact. Lorsque, sur Twitter, un internaute demande qui elle est, elle répond qu’elle est la « meuf dont on parle dans plus de 125 morceaux de rap ». Malgré le harcèlement qui a duré de nombreuses années et la difficulté pour elle de trouver du travail, l’Américaine de 45 ans explique qu’elle n’a jamais voulu changer son nom. « Je ne suis pas fière de tous les choix que j’ai faits dans ma vie, mais je suis fière de la personne que je suis. Je n’ai pas honte de qui je suis ».

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