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La plateforme de streaming Disney+ débarque et va faire trembler Netflix

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Disney+ devrait arriver au cours du premier semestre 2020 en Europe de l'ouest. | © Valerie Macon / AFP

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Disney a dévoilé en détails sa plateforme de streaming, Disney+. Elle sera lancée aux États-Unis en fin d’année, au prix de 6,99 dollars par mois.

 

De La Reine des Neiges à Star Wars en passant par des programmes originaux : la plateforme de streaming de Disney, qui sera moins chère que Netflix, a été dévoilée en détails jeudi, pour un lancement en fin d’année aux États-Unis. Compte-tenu de la notoriété de la maison mère de Mickey et de son catalogue, cette plateforme est très attendue, dans un marché du streaming déjà très fourni mais qui continue son ascension à mesure que les consommateurs changent leurs habitudes, au détriment des offres traditionnelles des bouquets câble et satellite.

Disney+ sera lancée le 12 novembre aux États-Unis, au prix de 6,99 dollars par mois, un prix « que nous avons voulu accessible » aux plus de consommateurs possible, a commenté jeudi Bob Iger, patron de la World Disney Company, en présentant cette nouvelle offre aux investisseurs. La plateforme sera lancée ensuite progressivement à d’autres régions du monde, à commencer par l’Europe de l’ouest pour le premier semestre 2020, ont précisé les responsables du géant américain qui vient de boucler son rachat d’une bonne partie de 21st Century Fox, étoffant ainsi encore son catalogue.

« Disney+ est construite sur ces fondations, qu’aucune autre entreprise technologique ou de contenus ne peut concurrencer », a aussi assuré Bob Iger, qui a promis pour sa première année plus de vingt-cinq séries originales et plus de dix films originaux. Disney a promis notamment une série animée dérivée de Toy Story ou une série à gros budget tirée de l’univers Star Wars, appelée The Mandalorian. Disney+ proposera non seulement le catalogue des productions Disney mais aussi de Pixar, les franchises Star Wars et Marvel ou les programmes de la chaîne National Geographic. En outre, les trente saisons de la série animée Les Simpsons (venant de chez Fox) seront aussi disponibles sur la plateforme.

Le film Captain Marvel, actuellement en salles, sera disponible en exclusivité dès le lancement, ont ajouté les responsables du groupe. Pour son lancement, les abonnés pourront accéder à 7 500 épisodes de séries, 400 films issus du catalogue historique et 100 films plus récents.

Moins cher que Netflix

En fixant son prix à 6,99 dollars, Disney+ frappe fort, l’abonnement de base de Netflix aux États-Unis étant à 8,99 dollars par mois. D’autant que, fort d’un catalogue déjà énorme, Disney sera moins contraint d’investir aussi massivement que Netflix en contenus originaux pour attirer le chaland. Disney anticipe « 60 à 90 millions d’abonnés dans le monde d’ici la fin de (l’exercice budgétaire) 2024 », dont les deux tiers en dehors des États-Unis, a précisé la directrice financière Christine McCarthy. Le groupe compte investir environ un milliard de dollars pour les contenus originaux la première année, et n’anticipe pas de bénéfices pour Disney+ avant environ 5 ans.

Disney a finalisé fin mars l’acquisition des studios Fox, fondés en 1935 à Los Angeles, et d’autres actifs du groupe de Rupert Murdoch, dont les chaînes de télévision FX et National Geographic.

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Le marché du streaming – dominé par Netflix et ses 140 millions d’abonnés – est le passage désormais incontournable pour les groupes de médias et technologiques. Amazon est aussi présent via Prime Video et Apple vient d’annoncer sa propre plateforme, Apple TV+, prévue pour cette année mais sans donner de date précise ni de prix. WarnerMedia, ex-Time Warner racheté par l’opérateur télécom AT&T, devrait aussi se jeter dans la bataille cette année, avant NBCUniversal (groupe Comcast) en 2020. Une des conséquences de cette explosion du nombre d’acteurs est la fragmentation progressive des offres : Disney avait d’ailleurs déjà annoncé qu’il allait retirer progressivement son catalogue de Netflix.

Pour autant, « je pense vraiment que Disney ne sera pas une menace pour Netflix », estime John Meyer, de la société d’investissements Transpire Ventures, qui note que « Netflix sait mieux que quiconque ce que veulent » les consommateurs. Autre conséquence : les consommateurs pourraient se retrouver obligés de souscrire à quatre ou cinq plateformes pour disposer d’une offre diversifiée.

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Avec l’AFP

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