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« J’ai demandé à Irma » ou quand des enfants de Saint-Martin chantent l’espoir après l’ouragan

"J'ai demandé à Irma"

Des enfants, une bonne cause, des mots justes : de quoi faire fondre la toile.

Médias

Quotidien, l’émission de Yann Barthès, est retourné à Saint-Martin, un mois après le terrible ouragan Irma pour voir comme l’île (re)vivait. Au-delà du reportage, c’est « J’ai demandé à Irma », une séquence avec des enfants sur la plage qui a ému la toile.

Sur l’air de « J’ai demandé à la Lune » du groupe Indochine, son leader Nicola Sirkis a d’ailleurs retweeté la séquence, des enfants expriment avec leurs mots leur envie que l’île se relève des dégâts gigantesques que « le pire ouragan que l’Atlantique n’ait jamais connu » a laissé derrière lui.

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Un brin « Poppies », terriblement sincères et concernés, les enfants chantent, l’océan calme et superbe dans leur dos qu’ils veulent un nouveau départ et moins de misère sur la terre.

J’ai demandé à Irma qu’on puisse avoir un nouveau départ. Que la guerre redevienne rare. Parce que nous ça, on en a marre. Je veux que tout redevienne comme avant sans avoir des rafales de vent qui répandent la misère partout autour de la terre. Mais nous on va s’accrocher, on va résister, on va tout reconstruire sans regretter, la vie d’avant c’est du passé. S’il y a une seule raison pour que j’ai repris cette chanson, c’est bien pour ceux qui ont perdu leur famille ou leur maison.

Des milliers de vues, de partages, de retweets mais derrière cela, le reportage des équipes sur place est sans appel : si l’île se reconstruit, les promesses ont été vite oubliées.

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« Non non rien a changé, Saint-Martin n’a rien touché »

En effet, attablés à une terrasse, des citoyens de l’île témoignent : aucune aide financière promise par la France n’est arrivée. Pire, si la solidarité semble forte, si les routes sont rétablies et dégagées, l’eau courante rétablie comme le courant électrique, certaines maisons restent éventrées par l’ouragan. Une dame explique au micro de Quotidien qu’elle vit dans un appartement dont une partie du toit est arrachée. De quoi craindre les prochaines pluies… En espérant comme le dit la chanson des « enfants de la plage », que « tout redevienne comme avant, sans avoir des rafales de vent ».

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