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Harper Ediger, 14 ans : d’adolescente rejetée à chroniqueuse au New York Times

Le début d'une carrière ? | © Flickr/Patrick

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À 14 ans, Harper Ediger vient d’être engagée pour une chronique mensuelle dans le New York Times. Et c’est son anxiété sociale qui la fait engager.

« Je ne vais pas enjoliver la chose : être mis de côté craint ». C’est ainsi que débute le premier article de Harper Ediger. Et l’adolescente de 14 ans en sait quelque chose. « Je suis assez gêné socialement parlant et je dois apprendre à l’essai-erreur », confie-t-elle. Pourtant, son expérience de jeune fille parfois incomprise pourrait bien désormais servir à d’autres enfants, et ce à travers les pages du célèbre New York Times, dont elle a récemment intégré l’équipe au sein de la rubrique « Des conseils pour les situations sociales gênantes ».

Tout a commencé il y a quelques mois, en mai 2017, quand le journal new-yorkais a sorti sa première édition spéciale « enfants ». Une chose est certaine : les parents ont littéralement adoré l’initiative, qui transférait l’expertise du New York Times dans quelques pages destinées aux jeunes lecteurs, lançant même une pétition pour que le projet perdure. Et c’est désormais chose faite, puisque qu’une telle édition sera désormais publiée tous les mois à partir de janvier.

Un test passé haut la main

« J’aime l’idée de pouvoir voir une différence de perspective entre un enfant et un adulte », explque Caitlin Roper, responsable du projet éditorial. C’est ainsi qu’elle s’est mise à la recherche d’une voix et d’une plume adolescente pour répondre à un courier du cœur, mais pas forcément amoureux. Pour ce faire, elle a lancé l’appel auprès de ses contacts professeurs, avec une question-test : « J’ai vu sur Instagram que deux de mes meilleures amis trainaient ensemble. Ça me fait de la peine de ne pas avoir été invité. Comment leur en parler ? »

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Harper Ediger fut celle dont la réponse l’interpella le plus, par sa maturité et sa sagacité : « Quand on se sent mis de côté, il faut considérer le fait que peut-être tes amis ont pensé que tu n’aimerais pas l’activité, ou que tu serais occupé ce soir-là. Ne suppose pas de leurs intentions ». Et la jeune chroniqueuse d’ajouter, au journal : « J’ai tendance à me flageller quand je fais quelque chose de stupide et j’ai tendance à être très dure envers moi-même. Tout le monde a ces moments, il faut s’en rappeller ». Si jeune, et pourtant si sage.

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