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« Ne risque pas ta vie » sensibilise aux dangers de l’immigration illégale

Le clip est sorti le 4 janvier dernier et compte déjà 6.000 vues. | © Youtube

Musique

Coumba Gawlo est connue pour son titre devenu disque d’or et de platine, Pata pata en 1998. Aujourd’hui, la chanteuse sénégalaise revient avec une chanson engagée contre les risques d’une immigration clandestine.


Le titre Bul sank sa bakane bi (Ne risque pas ta vie) est interprêté par la chanteuse et une dizaine d’artistes ouest-africains. Il a été enregistré en plusieurs langues, en wolof, en français et en arabe dans le but d’atteindre davantage de candidats susceptibles d’immigrer. Entre mélodie douce et rap moderne, Coumba Gawlo évoque les différentes difficultés et les risques rencontrés lors d’une traversée de l’Europe mais avance également des raisons de rester en Afrique . «Hey mon ami(e), ne te décourage pas car un jour tout peut changer. L’éducation est la base. Alors, ne regrette pas. Ne risque pas ta vie. L’immigration n’est bien que si elle est légale.» Les paroles s’adressent directement aux jeunes tentés par le voyage. Le clip a été mis en ligne le 4 janvier et compte déjà plus de 6.000 vues.

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La communication : clé de l’initiative

Cette chanson intervient dans le cadre d’une campagne menée par l’OIM, l’Organisation internationale pour les migrations, en 2016, Aware migrants (migrants conscients). Lancée en 2016 par l’Italie, elle vise à sensibiliser les migrants potentiels aux périples risqués et dangereux à travers le désert et la Méditerranée. De nombreux témoignages sont partagés via les réseaux sociaux. A l’époque, Angelino Alfano, le ministre italien de l’Interieur a déclaré : « Le message de la campagne est très clair : « soyez conscients, vous migrants, que votre rêve d’une vie meilleure en Europe peut se transformer en cauchemar. La violence sexuelle, la maltraitance envers les enfants, le risque de périr en mer ou de voir un proche mourir en mer : les migrants potentiels ont le droit d’être informés de tous ces risques ». 

Malgré l’information, les migrations persistent. En 2017,plus de 171.000 personnes ont traversé la Méditérranée. En 2016, 360.000 y étaient recensées. L’Europe est considérée comme plus meurtrière que l’année dernière avec 94 décès de migrants enregistrés contre 62 en 2016. Il est nécessaire de rappeller que bon nombre de sources mondiales comme des médecins légistes, des ONG et des services de police – n’ont pas encore réalisé leur rapport sur le nombre de décès en 2017. Les chiffres pourraient donc encore grimper.

 

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