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De génial à dégoûtant, le nouveau Lars von Trier déchire Cannes

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Le retour du réalisateur danois à Cannes est marqué par les réactions extrêmes à son dernier film : The House that Jack Built.

 

Lars von Trier a encore frappé – pouvait-il en être autrement ? Sept ans après avoir choqué la Croisette par quelques blagues douteuses sur la nazisme, le réalisateur danois de Melancholia et Antichrist est de retour avec un film présenté hors-compétition : The House that Jack Built, l’histoire forcément tordue d’un serial killer qui explore dans la mort une forme d’art. Une pellicule figée dans le style de Lars von Trier : sombre, racé et bien souvent dérangeant.

Et la première projection cannoise, qui a eu lieu ce lundi soir, n’a pas laissé les spectateurs indifférents. Alors que la plupart semblaient être venus armés pour cette nouvelle sortie, conscients de son potentiel de provocation, nombre de spectateurs semblent avoir quitté la salle au beau milieu du film, le cœur au bord des lèvres. « Je viens de quitter The House that Jack Built de Lars von Trier. Dégoûtant. Prétentieux. Vomitif. Torturant. Pathétique », critique l’un d’eux sur Twitter. Une autre annonce avoir déserté la projection parce que « voir des enfants se faire tirer dessus et être tués n’est pas de l’art ».

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Tout aussi radical, mais probablement davantage conquis par le film, un autre commentateur ajoute à la floppée de tweets : « Traumatisé à vie par le Lars Von Trier. Jusqu’au-boutiste, malin, intelligent, sadique, hardcore et à la limite du supportable. Accrochez-vous vous n’êtes pas prêts ».

Traduction : Je n’ai jamais vu cela à un festival de cinéma. Plus de 100 personnes ont quitté le film The House that Jack Built de Lars von Trier, qui montre des mutilations de femmes et d’enfants. « C’est dégoutant », a dit une femme à la sortie.

Après l’ovation de son retour à Cannes, juste avant la découverte du film, Lars Von Trier a donc également dû supporter les sifflets à la sortie de celui-ci : comme d’habitude, le réalisateur ne fait pas l’unanimité – à son plus grand bonheur. Provocateur, faut-il le rappeler, Von Trier s’est fait tatouer sur les phalanges « fuck you ».

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