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3 morceaux de l’album posthume de Michael Jackson se révèlent être des faux

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Le "King of pop", à Londres en 2009. | © EPA / STR.

Musique

La maison de disque Sony a reconnu que, comme le soupçonnaient de nombreux fans depuis des années, trois morceaux de l’album posthume du roi de la pop, Michael, sont des faux.

Les fans et la famille de Michael Jackson ne s’y étaient pas trompés. Depuis la sortie de l’album posthume du roi de la pop en 2010, Michael, ils affirmaient que trois chansons (« Breaking News », « Keep Your Head Up » et « Monster ») ne sont pas interprétées par Michael Jackson.

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Sony, la maison de disque de la star, a reconnu le 21 août dernier, devant la cour d’appel de Californie, que ces trois chansons sont effectivement fausses, comme l’a révélé mercredi le site d’information musicale Hip Hop ‘n more.

La ténacité d’une fan

C’est grâce à la ténacité d’une fan nommée Vera Serova, qui a lancé en 2014 une « class action » contre le producteur de Michael Jackson, que la vérité a pu éclater. Sa plainte a été dirigée contre Eddie Cascio, ami de Michael Jackson (et producteur avec ses frères du dernier album de la star), et sa société de production, contre James Porte, auteur des chansons, et contre Sony Music Entertainment.

Le chanteur, très proche des frères Cascio depuis les années 1980, les appelait sa « seconde famille ». Les trois chansons incriminées auraient été, selon eux, enregistrées dans leur garage dans le New Jersey en 2007.

Vera Serova a non seulement produit l’expertise d’un spécialiste du son qui met en doute l’authenticité des morceaux, mais elle accuse aussi Sony Music et les frères Cascio d’avoir fait disparaître toute preuve de cette escroquerie. Un imitateur, un certain Joe Malachi, serait le véritable interprète des trois chansons.

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Dans le cadre de cette affaire, aujourd’hui en appel, Sony a concédé que les trois morceaux douteux étaient bel et bien interprétés par quelqu’un d’autre que Michael Jackson. La maison de disque avance qu’elle avait le droit de commercialiser ces chansons, même si Michael Jackson n’en est pas l’interprète. Les juges ont 90 jours pour prendre une décision dans cette affaire et notamment déterminer l’implication de Sony dans la fraude.

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