Love Story, Un Homme et une femme : Le compositeur Francis Lai est mort

Love Story, Un Homme et une femme : Le compositeur Francis Lai est mort

Francis Lai

Francis Lai (à gauche) aux côtés de Claude Lelouch lors du Festival de Cannes 1981. | © RALPH GATTI / AFP

Musique

Il a signé quelques unes des plus belles musiques de film de l’histoire du cinéma. Le compositeur Francis Lai est mort à l’âge de 86 ans. 

 

Le musicien niçois Francis Lai, compositeur attitré de Claude Lelouch et de la mythique mélodie « dabadabada » du film Un Homme et une Femme, est décédé à l’âge de 86 ans, a annoncé mercredi le maire de Nice Christian Estrosi dans un communiqué.

« C’est avec une immense peine que j’apprends le décès de Francis Lai, ce grand compositeur niçois », écrit Christian Estrosi précisant que la Ville de Nice allait lui rendre hommage : « Je proposerai prochainement à sa famille de donner son nom à un lieu emblématique de notre cité ».

Dabadabada

Francis Lai a débuté en tant qu’accordéoniste du poète et chanteur Bernard Dimey , avec qui il écrit des chansons pour le gratin de l’époque : Edith Piaf, Juliette Gréco ou encore Yves Montand. Il rencontre ensuite le cinéaste Claude Lelouch grâce à un ami commun, Pierre Barouh, celui qui écrira les paroles de « dabadabada ». Le mythique thème du film, chanté par Nicole Croisille, a été repris plus de 200 fois.

Plus de 600 chansons

Il avait récemment travaillé sur de nouveaux enregistrements pour la suite du film culte de Claude Lelouch, Un Homme et une Femme, actuellement en tournage. C’est pour sa partition de Love Story qu’il recevra un Oscar en 1970. Le thème « Where Do I Begin » interprété par Andy Williams est aussitôt repris par Mireille Mathieu (« Une histoire d’amour »). Le compositeur signe parallèlement des chansons pour Serge Reggiani, Dalida, Isabelle Aubret, Noëlle Cordier, Nicoletta, Séverine et le célèbre « La Bicyclette » pour Yves Montand. Il écrira en tout la musique de plus de 100 films et signera plus de 600 chansons.

Sur Twitter, l’ancien président du Festival de Cannes Gilles Jacob l’a salué : « Bonjour tristesse : c’est le cas de le dire. Il n’écrira plus de partitions. Ses mélodies avaient un charme fou ; et lui donc ! »

 

Avec Belga

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