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Slut-shaming : Damien Saez revient avec le morceau « P’tite pute », concentré de misogynie

damien saez

Le chanteur en 2013. | © AFP / XAVIER LEOTY.

Musique

Damien Saez signe un retour plus que controversé avec sa chanson « P’tite Pute », qui s’en prend aux influenceuses d’Instagram.

On le savait provocateur et pas toujour très fin dans ses propos. Damien Saez, connu pour son tube d’ado pseudo-contestataire « Jeune et con » en 1999, a encore fait des siennes ce mercredi en dévoilant un morceau pour le moins inquiétant intitulé « P’tite pute », dans lequel il s’en prend aux influenceuses d’Instagram et dit tout le mal qu’il pense des réseaux sociaux. Un petit concentré de misogynie très mal sentie. Si le but était de faire parler de lui et créer une polémique, le chanteur (nous n’irons pas jusqu’à le qualifier d’artiste tellement ses dernières créations étaient inaudibles) a réussi son coup : une bonne partie de la presse française et des internautes sont consternés.

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Des paroles nocives

Damien Saez s’emporte donc contre celles qui posent sur Instagram, trop dénudées selon lui et qui se prennent en selfie du matin au soir comme si elles étaient des criminelles de guerre. Le morceau n’est qu’un florilège de paroles vraiment pas de bon goût à l’ère du post #MeToo : « Sur les photos moi j’ai la bouche comme un canard / J’fais coin-coin tu sais si tu mets le dollar […] Mes vacances sur des yachts / j’prends mon cul en photo / pour faire bander la terre / pour des millions de prolos / Je signe des autographes aux gamines sans cerveau […] J‘suis qu’une p’tite pute sur les réseaux / une p’tite pute en dessous des logos. »

Dans le premier visuel issu de son album #Humanité à paraître le 30 novembre, on peut voir une femme prête à se suicider en se tirant une balle dans la tête, et ce à quelques jours de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Bon goût quand tu nous tiens. Et pour nous faire saliver encore plus, la tracklist de l’album à venir contient des titres qui ont l’air du même accabit : « Elle aimait se faire liker », « Burqa » ou « Ma Religieuse » font vraiment flipper à l’avance.

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La colère de la twittosphère s’est évidemment déclenchée automatiquement, les internautes dénonçant la facilité avec laquelle le musicien cherche à choquer. Récap non exhaustif :


Le pire album de 2018 ? Les paris sont pris.

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