Condamnés pour plagiat, Robin Thicke et Pharell Williams ont perdu face à Marvin Gaye

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Capture d'écran du clip (très controversé) "Blurred Lines", sorti en 2013. | © Youtube

Musique

Si certains ont vivement critiqué la condamnation des deux chanteurs, la justice a estimé que « le style musical » des deux morceaux était trop ressemblant.

 

La sentence est tombée. Accusés depuis plus de trois ans d’avoir plagié un tube de Marvin Gaye, Robin Thicke et Pharell Williams ont finalement été condamnés à payer au total près de 5 millions de dollars d’indemnités aux héritiers du chanteur décédé en 1984.

Un juge de Los Angeles a confirmé l’arrêt rendu en mars dernier par la cour d’appel de Californie, rapportent les médias américains. Les deux chanteurs américains avaient été condamnés pour avoir porté atteinte aux droits d’auteur de Marvin Gaye en copiant partiellement son titre « Got to Give It Up », sorti en 1977, pour leur célèbre featuring « Blurred Lines ».

Différences (et ressemblances) flagrantes

En première instance en 2015, les deux chanteurs avaient été condamnés à verser 7,4 millions de dollars de dommages intérêts aux héritiers de Marvin Gaye, un montant ensuite revu à la baisse, indique l’AFP. Le jugement rendu à Los Angeles le 6 décembre a fixé à près de 5 millions de dollars au total les indemnités que devront payer les deux artistes et la maison d’édition de Pharrell Williams. Par ailleurs, les héritiers de l’interprète de « Sexual Healing » pourront désormais toucher la moitié des recettes futures de « Blurred Lines », la chanson la plus vendue dans le monde en 2013.

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Si certains ont vivement critiqué la condamnation du duo, soulignant les différences flagrantes entre les deux morceaux, la justice a quant à elle estimé que « le style musical » était trop ressemblant. En 2015, Pharell Williams avait déploré dans une interview ce coup porté à l’inspiration de tous les créateurs. « Le jugement pénalise n’importe quel créateur réalisant une oeuvre qui a pu être inspirée par une autre« , estimait la star de « Happy ». « Si nous perdons notre liberté à l’inspiration, nous allons nous réveiller un beau jour et toute l’industrie du divertissement sera paralysée par les procédures« , avertissait-il.

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