Le père de Beyoncé explique comment il faisait tout pour tenir R. Kelly à distance des Destiny’s Child

Le père de Beyoncé explique comment il faisait tout pour tenir R. Kelly à distance des Destiny’s Child

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Michelle Williams, Beyoncé Knowles et Kelly Rowland lors des Victoires de la musique à Paris en 2002. | © AFP PHOTO / BERTRAND GUAY.

Musique

R. Kelly, accusé d’abus sexuels sur mineurs, n’en finit plus d’être dans la tourmente.

Après John Legend, qui la semaine dernière avait enfoncé R. Kelly dans un tweet plein de lucidité, c’est au tour de Mathew Knowles, le père de Beyoncé, de réagir au sulfureux documentaire Surviving R. Kelly diffusé sur la chaîne américaine Lifetime. Pour rappel, ce documentaire très controversé revient sur les accusations de viol et de pédophilie dont le chanteur fait l’objet depuis des années. En 2002, la star avait notamment été inculpée pour avoir filmé des rapports sexuels entre lui et une jeune fille de 14 ans, avant d’être finalement acquitté en 2008. Dans Surviving R. Kelly, d’autres accusations viennent accabler le chanteur de « I Believe I Can Fly », dont celles d’anciennes choristes, témoins de relations sexuelles avec d’autres jeunes filles d’à peine 16 ans.

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Lady Gaga sort également de son silence

Et comme l’a révélé le quotidien britannique Metro lors d’une interview avec le père de Beyoncé, les agissements douteux de R. Kelly ne datent pas d’hier. Mathew Knowles, qui n’était autre que le manager du cultissime groupe, explique notamment comment il avait refusé un morceau proposé par R. Kelly au trio féminin : « J’ai personnellement refusé sa chanson car c’était une mauvaise chanson. Et pas seulement à cause de sa réputation. C’était autour des années 1998 et les rumeurs commençaient à peine », détaille-t-il. Il raconte également qu’il était toujours présent lorsque le groupe se rendait dans le studio du producteur. Studio dans lequel R. Kelly avait aménagé une suite et qui se trouvait juste à côté d’une boîte de nuit dont il était le propriétaire, précise encore Mathew Knowles.

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Beyoncé et son père lors des Grammy Awards en 2004. © DAN STEINBERG / MAXPPP.

Une autre source s’est confiée au quotidien et a affirmé : « Les labels demandaient à R. Kelly d’écrire des chansons pour des artistes émergents afin de les aider à percer dans l’industrie. Il a fait plusieurs demandes pour les Destiny’s Child. Mais Mathew et Tina [mère de Beyoncé] les ont toutes rejetées car ils ne voulaient pas de lui près du groupe. »

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La chanteuse Lady Gaga est aussi sortie de son silence. Célébrée aux Golden Globes ce dimanche, elle avait travaillé avec R. Kelly en 2013 et lui était reproché son mutisme suite aux allégations concernant le producteur. Via un long message posté sur son compte Twitter, elle a enfin décidé de s’expliquer : « Je soutiens quiconque a déjà été victime d’agression sexuelle », assure-t-elle en préambule du texte dans lequel l’interprète de « Shallow » revient sur l’agression sexuelle dont elle a été victime à 19 ans. « Je les crois, je sais qu’elles souffrent, et je pense que leurs voix doivent être entendues et prises au sérieux », explique la star qui qualifie les accusations contre R. Kelly d’« absolument terrifiantes et indéfendables ».


La chanteuse est ensuite revenue sur son duo controversé avec R. Kelly à l’occasion du morceau intitulé « Do What U Want (With My Body) » sorti en 2013, à une époque où le chanteur faisait déjà l’objet d’accusations de violences sexuelles. « En tant que victime d’agression sexuelle moi-même, j’ai fait la chanson et le clip lors d’une période difficile de ma vie. Mon intention était de créer quelque chose d’extrêmement (…) provocant parce que j’étais en colère, et que je n’avais pas encore digéré le traumatisme que j’avais subi dans ma vie. La chanson s’appelle ‘Fais ce que tu veux’ (de mon corps), je pense que cela montre à quel point ma réflexion était tordue à l’époque. »

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