Paris Match Belgique

La chanteuse de « La Lambada » retrouvée morte carbonisée dans sa voiture, victime d’un cambriolage organisé

Laolwa Braz en décembre 2010 interprétait "La Lambada" sur la plateau de l'émission "Vivement Dimanche" en France | © BELGA/LE PARISIEN/Frederic DUGIT

Musique

Si son nom ne vous dit pas grand chose, la chanson ne devrait pas l’être. La chanteuse brésilienne Loalwa Braz Vieira, interprète du tube mondial « La Lambada », a été retrouvée morte carbonisée dans sa voiture. Elle aurait été victime d’un cambriolage organisé.

 

« Oui, je peux confirmer cela », a déclaré à l’AFP un policier du commissariat local. Le corps de la chanteuse de 63 ans a été retrouvé dans la nuit de mercredi à jeudi 19 janvier, dans la petite ville balnéaire de Saquarema à environ 100 km de Rio de Janeiro au Brésil, carbonisé à l’intérieur de son véhicule, non loin de son domicile. Elle aurait été victime d’un cambriolage organisé par le concierge de la petite auberge pour touristes qu’elle tenait. La police a annoncé l’arrestation de trois hommes âgés de 18 à 23 ans, présentés comme les auteurs du meurtre. Parmi eux, Wallace de Paula Vieira, le gardien de l’auberge, entendu initialement comme témoin avant d’être confondu par ses approximations et de passer aux aveux. Les deux autres hommes ont ensuite été arrêtés, en possession de la carte bancaire et du téléphone portable de la victime. Les trois hommes auraient profité de l’absence d’hôtes dans l’établissement pour s’introduire dans la bâtiment et le cambrioler. Face à ces visiteurs, Loalwa Braz Vieira aurait tenté de résister avant d’être rouée de coups et d’être emportée dans sa propre voiture, évanouie. Une fuite de courte durée puisqu’au bout d’un kilomètre à peine, la voiture étant tombée en peine, les voleurs auraient décidé d’y mettre le feu, laissant leur victime mourir brûlée vive.
La brigade locale des pompiers avait au départ été appelée dans la nuit pour intervenir sur un incendie au domicile de la chanteuse. Arrivés sur place, ils avaient rapidement reçu un second appel signalant qu’une voiture était en train de brûler à proximité. Le rapprochement a ensuite vite été vite…

Une célébrité fulgurante et éphémère

« C’est triste, c’était une femme chaleureuse, sympathique, mais aussi fragile qui a pas mal souffert et traversé beaucoup d’épreuves », a témoigné auprès de l’AFP Ricardo Vilas, un chanteur brésilien exilé en France sous la dictature militaire brésilienne et qui l’a connue plus tard à Paris. « Elle avait soudainement gagné beaucoup d’argent et acquis une célébrité mondiale. Elle n’y était pas préparée. Du coup, elle se mettait dans des embrouilles compliquées avec des types louches qui gravitaient dans son entourage. Avec l’argent de la Lambada, elle avait acheté un château, mais elle avait ensuite eu des problèmes avec le fisc. Elle s’était éprise d’un boxeur qui la battait », raconte-t-il.

Loalwa Braz Vieira avait surtout connu son heure de gloire en 1989 en interprétant avec le groupe franco-brésilien Kaoma la chanson Chorando se foi (« Il est parti en pleurant »), plus connue mondialement sous le nom de La Lambada. La lambada est en réalité un genre musical tropical fusionnant carimbo, merengue, salsa et zouk, dont Loalwa Braz Vieira était l’icône brésilienne dans les années 1980. Dans le clip joyeux, on voit un couple dansant collé-serré. La Lambada a connu un succès planétaire, se vendant à 15 millions d’exemplaires dans plus de 100 pays.

 

Article originellement publié sur parismatch-france par La Rédaction

CIM Internet