Après « Balance ton quoi », Angèle se lancera-t-elle dans le cinéma ?

Après « Balance ton quoi », Angèle se lancera-t-elle dans le cinéma ?

Angèle

La "feminist-in-progress" Angèle dans son clip "Balance ton quoi", réalisé par la talentueuse Charlotte Abramow. | © Capture d'écran YouTube

Musique

Dans son dernier clip féministe, réalisé par Charlotte Abramow, « Balance ton quoi », Angèle donne la réplique à Pierre Niney et nous fait directement penser à une mini-Virginie Efira. Après la musique, le cinéma ?

 

Le duo Angèle-Charlotte Abramow a encore frappé. Les deux femmes talentueuses, l’une à la chanson, l’autre à la réalisation, viennent de sortir le clip de la chanson féministe « Balance ton quoi », une référence évidente aux mouvements #BalanceTonPorc et #MeToo. La chanteuse belge y aborde la question du sexisme ordinaire dans notre société, un fléau aussi injuste qu’insidieux, en apparaissant dans un tribunal imaginaire (utopique ?) consacré à ce type d’affaires. Tour à tour, « la fille qui l’ouvre » change de rôle, devenant ainsi juge, avocate, victime mais aussi coupable. Avec son enchaînement d’accusé.e.s, le clip réalisé par la photographe Charlotte Abramow prouve que le sexisme n’a pas de genre. « Nous pouvons toutes et tous avoir des propos ou des comportements sexistes, le plus souvent à notre insu », souligne la réalisatrice de 25 ans qui interroge les rôles de la justice et de l’éducation dans la lutte pour l’égalité et le respect de tous et toutes. Pour elle, l’éducation est la meilleure arme contre le sexisme et les autres oppressions.

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Les coupables sont alors envoyés en formation dans une « Anti-Sexism Academy » pour comprendre leurs erreurs et ne pas reproduire en d’autres. Et il y a du boulot. Face à Pierre Niney notamment, la coach Angèle revient sur le consentement et rappelle une énième fois que « non, c’est non ». La « feminist-in-progress » – un hommage assez subtil à l’actrice et fervente partisane du « body positivism » Jameela Jamil – fait également un clin d’oeil au hashtag #Thisisnotconsent apparu après un verdict révoltant en Irlande. En novembre dernier, l’avocate de l’accusé a fait valoir le string en dentelle que portait la victime, âgée de 17 ans, comme preuve de son consentement. Dans son clip féministe, Charlotte Abramow aborde bien d’autres thèmes pour illustrer un féminisme inclusif et intersectionnel, comme la charge mentale, le harcèlement sexuel au travail ou dans les transports, la pilosité chez les femmes, le slut-shaming la fétichisation des femmes noires ou encore la censure des tétons féminins sur les réseaux sociaux.

Si ses répliques sont peu nombreuses dans la scène de comédie, la fille de Laurence Bibot et de Marka semble être à l’aise face à la caméra et présente même une ressemblance, selon nous, avec l’actrice belge Virginie Efira. Après la chanson, le cinéma ? Angèle n’a jamais fait part de ce désir, mais ce ne serait pas étonnant qu’elle ajoute une corde à son arc et qu’elle la maîtrise.

Pour la bonne cause

Pour les uniformes de l' »Anti-Sexism Academy », les deux femmes se sont associées à la marque de vêtements féministes Meuf Paris. Cette mini-collection très limitée sera disponible très prochainement sur le site de la marque française, et les bénéfices seront entièrement reversés à deux associations féministes, belge et française, qui luttent contre les violences faites aux femmes : Centre 320 rue Haute et La Maison des Femmes x Saint-Denis. Chapeau.

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