Les 10 artistes à ne pas manquer aux Nuits Botanique

Les 10 artistes à ne pas manquer aux Nuits Botanique

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Voyou, le 5 mai aux Nuits Botanique. | © Pierre-Emmanuel Testard

Musique

À partir de mardi 23 avril, le Botanique accueille durant treize jours les étoiles montantes de la scène musicale belge et internationale. Avec plus de 50 concerts au programme, une sélection (non-exhaustive) s’impose.

 

La saison des festivals est lancée. Sous un soleil qui sent bon le printemps, le Botanique donnera le coup d’envoi à la 26e édition de son festival éclectique, les Nuits Botanique, ce mardi 23 avril. Sur quatre scènes différentes, les 52 concerts s’enchaîneront jusqu’au 5 mai. Pour le plus grand plaisir des amateurs de découvertes musicales. Mais pour ne pas se perdre dans ce melting-pot artistique haut en couleurs, il vaut mieux suivre un guide : les 10 artistes à ne pas manquer aux Nuits Bota.

Halehan – 24 avril

Surnommée la « pépite folk » par les Inrocks il y a deux ans, Halehan opère aujourd’hui un virage à 180° avec une série de nouveaux morceaux inspirés autant par Portishead qu’Anderson .Paak. Le jeune Bruxellois nous réserve quelques belles surprises.

À l’Orangerie, avant la captivante Sud-Africaine Alice Phoebe Lou.

Hubert Lenoir – 26 avril

Électron libre de la pop, le Québécois est un véritable phénomène dans son pays et entame sa percée outre-Atlantique, avec une multitude de récompenses déjà sous le bras. Fan de Bowie et de Prince, le chanteur au look androgyne n’est pourtant qu’à son premier album, Darlène, sorti en février 2018. Avec sa pop décomplexée, l’artiste de 24 ans à la langue bien pendue appelle à l’émancipation de toute une génération.

À la Rotonde, aux côtés de « la future coqueluche de la pop française » Mathilde Fernandez.

Vendredi sur Mer – 27 avril

Véritable vent de fraîcheur sur la french pop, la Suissesse du projet Vendredi sur Mer développe son propre style avec son talk-over poétique. Accompagnée de danseurs, Charline Mignot, de son vrai nom, séduit avec sa mélancolie assumée et addictive.

À l’Orangerie, avec Muddy Monk et Terrenoire. Le trio gagnant.

Lou Doillon (avec Ebbène) – 29 avril

Elle est de retour avec un troisième album, Soliloquy, plus affranchi et plus coloré que jamais. Lou Doillon est sortie de sa zone de confort, pour assumer totalement son rôle d' »auteure-compositrice-interprète ». Aujourd’hui, plus personne ne peut douter que la Franco-Anglaise est une artiste à part entière.

Lou Doillon sera précédée d’Ebbène. Une voix qui n’est pas nouvelle dans la scène musicale belge. Après les Tellers et Paon, Benoît Baillieux-Beynon dévoile une nouvelle facette de sa personnalité, en se la jouant solo, et en français sous le mode folk singer.

Sous le chapiteau, après la Française Cléa Vincent.

Flavien Berger – 30 avril

Après son odyssée sous-marine à la recherche du Léviathan, Flavien Berger a signé en septembre dernier « l’un des plus beaux disques français des dernières années », selon les Inrocks : Contre-Temps. Autodidacte, l’artiste français tombé dans la musique grâce à sa Playstation refuse de réduire la sienne à une catégorie. En live, il est imprévisible : « le public n’est pas là pour écouter le disque plus fort », nous disait-il à l’occasion de la sortie de son deuxième album. Vous voilà prévenu.

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Sous le chapiteau, avec Mauvais Oeil et Aurel.

L’Impératrice (avec Jeremy Walch) – 1 mai

Ils sont six sous cette même couronne. Entre french touch des nineties, variété moderne ou disco galactique, L’Impératrice est devenue en quelques années l’un des piliers du renouveau pop à la française.

Le jour de la fête du travail, ils seront précédés d’un artiste belge qui ne chôme pas. Après avoir officié à la guitare et à la basse auprès de Lucy Lucy, Paon et Italian Boyfriend, Jeremy Mulders se lance en solo sous le nom de Jeremy Walch. Vendredi dernier, il a sorti son premier album Scarlet, composé sur les routes australiennes.

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Sous le chapiteau, avec Atome et Papooz.

Jeanne Added – 2 mai

Après une formation classique ainsi qu’un essai dans le rock, Jeanne Added change de cap et décide d’emprunter des chemins plus sinueux afin de trouver sa voie, ainsi que sa voix. Et ça paie : l’artiste française, tanguant entre côté sombre et lumineux, a décroché le titre de « Artiste féminine de l’année » aux Victoires de la Musique.

Sous le chapiteau, avec Claire Laffut et Hervé.

Kate Tempest – 3 mai

Si vous n’avez pas votre place pour le 3 mai, c’est définitivement trop tard. Pour répondre à la demande, la Britannique talentueuse a changé deux fois de salle, mais rien n’y fait : le concert de Kate Tempest est ultra-soldout. Engagée et unique en son genre, la rappeuse offre des performances scéniques explosives et remarquables.

À l’Orangerie, avec Apollo Noir et Peritelle.

Aloïse Sauvage (et Johan Papaconstantino) – 4 mai

Deux artistes hors des cases pour le prix d’un. Elle, Aloïse Sauvage, est une véritable artiste touche-à-tout. Après le cinéma, la danse et le cirque, elle se démarque dans la musique avec des textes poignants et une présence scénique captivante.

Lui, Johan Papaconstantino, n’a sorti d’une poignée de singles, mais il est déjà considéré comme l’un des artistes les plus prometteurs de la scène française. Avec un son particulier et inventif – influencé par le funk, la house, le rap et les musiques traditionnelles grecques -, il crée des tubes étranges (dans le bon sens du terme). Sorte de croisement insolite entre variété autotunée et sons typiques de la Méditerranée.

Au Grand Salon.

Voyou – 5 mai

Trompette à la main, le gentil voyou, originaire de Lille, fait des merveilles avec sa pop plurielle et hybride. Dans son premier album Les Bruits de la Ville, ce boulimique de musique présente des chansons faussement naïves, sur une instrumentalisation colorée.

À l’Orangerie, avec Σtella et Puts Marie.

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