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FiftyFifty Lab : Le nouveau festival belge apporte un vent de fraîcheur sur la capitale

FiftyFifty Lab

Rendez-vous en novembre. | © FiftyFifty Lab

Musique

Les festivaliers belges peuvent désormais compter sur un petit nouveau : le FiftyFifty Lab. Tout frais, tout beau, il promet déjà de rassembler du beau monde avec un concept innovant.

Pour un si petit pays, la Belgique est plutôt bien servie en festivals. Au niveau européen, le plat pays est sans conteste le leader du nombre de festivals de musique par habitant. Devant les Pays-Bas et la France. Cette fièvre festivalière belge en a même fait sa réputation à l’international. Mais, revers de la médaille, elle pousse également les organisateurs à se démarquer de la concurrence, en se livrant parfois à une course aux têtes d’affiche qui feraient fuir les puristes. Les tickets deviennent alors de plus en plus chers, les programmations de plus en plus uniformes ou pauvres. Au plus grand désarroi des habitués. Mais dans ce contexte qui semble bouché et peu alléchant, un nouveau venu tentera de se faire un nom : le FiftyFifty Lab. Et c’est loin d’être « un festival de plus ». Bien au contraire.

C’est grâce à son concept innovant que le nouveau festival belge n’aura pas de difficulté à se démarquer. Afin de créer sa programmation, le FiftyFifty Lab invite vingt festivals européens et canadien. Les partenaires recommanderont chacun deux groupes coup de coeur à l’événement bruxellois. L’un de ces deux groupes sera d’office programmé sur l’affiche, et les organisateurs de ce FiftyFifty Lab y ajouteront un tiers de talents belges. Parmi ces festivals impliqués, que du beau monde comme le Glastonbury, le Primavera Sound, les Vieilles Charrues et le Dekmantel pour ne citer qu’eux. Durant ces deux soirées de novembre, un mois bien pauvre au niveau événementiel, les trente artistes sélectionnés, issus d’horizons et de genres divers, investiront cinq lieux bruxellois réputés : le Bonnefooi, l’AB Club, la Madeleine, l’Archiduc et le C12. Les festivaliers pourront donc se déplacer dans le centre-ville à la recherche du dernier crush de Dour, du Paléo ou encore du Best Kept Secret.

Le FiftyFifty Lab est entre de mains expertes puisque, derrière ce tout nouveau concept musical, se cachent deux organisations qui ont déjà fait leur preuve, à Bruxelles et ailleurs : FiftyFifty, le label qui déniche des artistes émergents et les présente en live session une fois par mois. Et Kuratedby, l’agence créative et artistique derrière la programmation et la communication de plusieurs événements tels que Dour et Marsatac Festival.

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Un modèle « éthique »

« Nous vivons dans une société où l’offre culturelle est telle, que les gens attendent des recommandations », observe Mathieu Fonsny, co-créateur de Kuratedby aux côtés d’Alex Stevens. C’est ainsi que fonctionnent Netflix et Spotify qui inondent leurs utilisateurs de notifications personnalisées. Mais le co-créateur du nouvel événement bruxellois constate surtout que ce modèle n’existe pas pour les curateurs de musique live. « Avec FiftyFifty Lab, on propose un modèle éthique qui soutient l’accompagnement d’artistes. On passe alors à un échange de curateur à curateur, et non plus de vendeur à acheteur ». Contrairement aux autres festivals, la tête d’affiche ici, « c’est le concept lui-même », affirme Mathieu Fonsny.

FiftyFity Lab
© FiftyFity Lab

« Tous les curateurs de ces festivals ont une connaissance de l’offre musicale incroyable », poursuit-il avant de rappeler que le Primavera a révélé par exemple Radiohead ou Arcade Fire. « L’idée est de leur permettre de venir présenter directement les groupes de demain à Bruxelles » et de découvrir les artistes coups de coeur des autres festivals.

En plus des concerts, FiftyFifty Lab sera également un lieu d’échanges lors de conférences sur le secteur de la musique, accessibles tant aux professionnels qu’au public. « Le créateur de Glastonbury pourrait par exemple venir expliquer comment il a créé un festival dans la zone démilitarisée entre la Corée du Nord et du Sud. Toute l’équipe de Back in The Dayz pourrait venir évoquer le second âge d’or du hip-hop belge », énumère Mathieu Fonsny qui veut profiter des professionnels rassemblés pour « parler d’autre chose que du streaming ».

« Le centre-ville avait besoin d’un tel événement. Les artistes aussi », se réjouit la Ville de Bruxelles, partenaire du festival. Les citoyens aussi, surtout à ce prix : le pass un jour coûte de 20 à 30 euros, et le pass deux jours de 30 à 40 euros. Toutes les informations et les tickets sont disponibles sur le site de l’événement.

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