Paris Match Belgique

Dans la boîte à souvenirs de Loïc Nottet

Vidéo Musique

On n’a rien sans rien. Et comme Loïc Nottet semble désormais tout avoir – des talents multiples, une carrière bien lancée et une belle honnêteté –, c’est qu’il a dû donner beaucoup. À l’occasion de la sortie de son premier album, Selfocracy, Paris Match Belgique revient sur ces petites choses qui ont fait son parcours. Dans la boîte à souvenirs de Loïc Nottet.

 

©Sony Music / Selfocracy – Loïc Nottet

Contraste. Il y a le poing rageur, qui essuie d’un mouvement un vestige de larme, et un sourire, un vrai, qui éclaire son visage d’une lueur un brin désolée. L’image est un rappel : l’artiste au coffre étonnant a 20 ans bien révolus, mais 20 ans tout de même. Sur le pied de guerre depuis sept heures du matin pour la promotion de son premier album, Loïc Nottet encaisse les questions des journalistes, les tours de chant, les pirouettes de la maquilleuse, la faim et le manque de sommeil.

En quelques secondes, le trop-plein d’émotion glisse de ses traits pour finir entre les lattes de bois de la belle terrasse. Il est serein – drôle même, alors qu’il enchaine les mots joyeux et les expressions théâtrales. L’espace d’un instant, on a vu Loïc Nottet au miroir grossissant et le voilà revenu sous des perspectives normales. Lui-même ne se regarde pas trop, au-delà des « obligations » esthétiques des plateaux et de la promo.

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Miroir, miroir

Il essaie en tout cas, comme l’atteste le douze titres baptisé Selfocracy – un essai de critique de la vingtaine narcissique et égocentrique. Il essaie d’ailleurs tout, fort. Le football, plus jeune, puis la danse, le chant seul dans sa chambre, le piano, la télé… Avec un succès fulgurant, derrière lequel se cache un travail intense et un entourage qui l’y pousse.

Je viens de Charleroi. Je viens d’où je viens, je suis qui je suis.

Il y a un an et demi, dans sa chambre de Souvret, à un jet de pierre de Charleroi, il n’y croyait pas vraiment, à ce disque. Un petit gars du « Pays noir » trop inexpérimenté, trop jeune et peut-être déjà trop connu. Trop lui en somme, alors. « C’est une belle revanche », lâche-t-il fier, alors qu’il déroule le fil de sa jeune carrière en objets et en souvenirs.

« Je sais que je ne vais pas changer le monde avec cet album, mais j’avais besoin de dire ce que je pensais du haut de mes 20 ans, de décrire ma vision de la vie ». Car l’air de rien, en deux dizaines d’années, on a le temps d’en vivre, des choses. Surtout quand on s’appelle Loïc Nottet.

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