Paris Match Belgique

5 artistes qu’il ne faut absolument pas manquer ce week-end à Couleur Café

couleur café

Les combis sont déjà épuisés et les tickets 1 jour partent comme des petits pains. Cette année, Couleur Café a (encore) élevé le niveau. | © Capture d'écran Facebook / Couleur Café Official / Vanessa Rasschaert.

Musique

Le festival bruxellois fête cette année sa treizième édition en proposant un line-up varié et de qualité. Tout le week-end à venir (du vendredi 28 au dimanche 30 juin), et sous un grand soleil selon les prévisions, le parc d’Osseghem, à deux pas de l’Atomium, sera en ébullition en mêlant hip-hop, musiques du monde, reggae, jazz et bien plus encore. Focus sur nos cinq artistes coups de coeur qui vont faire trembler Couleur Café.

Dvtch Norris – Vendredi 28 juin

Dvtch Norris, de son vrai nom Fahad Seriki, est sans conteste l’un des nouveaux joyaux de notre bon royaume en matière de hip-hop. Le natif d’Anvers a lâché son second EP, Fahad Seriki, I Hate You, pas plus tard qu’il y a dix jours. Petit condensé de beats lêchés qui se jouxtent à merveille à une voix qui en impose, ce nouveau projet voit Dvtch livrer ses tourments, ses douleurs, et raconter son combat pour devenir l’artiste qu’il est devenu. Percutants et touchants à la fois, ses sons touchent en plein coeur. De l’énergique « Oaktree » au rêveur « Blessed », Dvtch Norris montre qu’il n’est plus un nom en devenir mais bien un artiste accompli. Véritable bête de scène qui rendrait presque jaloux les meilleurs acteurs, Dvtch vous en mettra plein la vue ce vendredi. À ne pas manquer.

Lire aussi > Clip Match : Les 5 clips qu’il ne fallait pas louper cette semaine

Kojaque – Vendredi 28 juin

Il était une fois un petit génie touche-à-tout venu d’Irlande à l’étrange nom de Kojaque (qui n’a aucune signification au passage : « Ça sonnait juste bien », nous raconte l’artiste). Celui qui se nomme Kevin Smith à la ville est une vraie machine à produire. Avant de réveiller la scène irlandaise, celui-ci empochaît son diplôme des Beaux-Arts et régalait ses professeurs avec des films sophistiqués et bien tarés (ses clips, qu’il réalise lui-même, sont de petites pépites géniallissimes). Vu aux très pointus South by Southwest (Texas) et Eurosonic (Pays-Bas), Kojaque montre une insolente maturité à seulement 23 ans. Rappeur au coeur gros comme ça, il vous séduira avec des sons bien doux pour les oreilles mais pas seulement. Dans ses morceaux, Kevin Smith n’hésite pas à pointer les problèmes de son pays, de la galère quotidienne de la classe moyenne au manque d’infrastructures criant hors des villes. Du rap touchant et social à la fois. Un bijou.

Sampa The Great – Dimanche 30 juin

Celle qui a déjà assuré les premières parties de Kendrick Lamar et Lauryn Hill (qui sera également de la partie à Couleur Café) est née en Zambie, a été élevée au Botswana et vit maintenant à Melbourne. Artiste globale, Sampa « la grande » se considère poète avant toute chose et avait mis tout le monde d’accord avec sa mixtape The Birds & the Bee9, mêlant avec intelligence hip-hop, soul (elle nous ferait presque oublier Erykah Badu), jazz, gospel et reggae. Son titre « Healer », issu de ce projet et objet mystique à souhait, est un baume assez efficace pour l’esprit. Elle gratifie le festival de sa présence assez exceptionnelle tellement son aura a pris de l’ampleur. Dernièrement, « Sampa » nous offrait l’entraînant « Final Form », aux ondes ô combien positives et funky sur fond d’un puissant message sur le « black power ». Son premier album est prévu pour la rentrée. Hâte hâte de la retrouver ce dimanche.

Rejjie Snow – Dimanche 30 juin

Compatriote de Kojaque (oui, le hip-hop irlandais a le vent en poupe !), l’Irlandais Rejjie Snow se revendique comme un rappeur antiraciste et féministe à l’identité affirmée. C’est après trois ans d’exil aux États-Unis que son projet artistique arrive à maturité. Il sort alors Rejovich en 2013, premier EP qui attire les radars un peu partout. Mais c’est avec Dear Annie, album phénomène et romantique, que Rejjie passe à un autre statut. Il collabore alors avec de grands noms, tels Kaytranada et Aminé, pour nous gratifier de superbes pépites aux punchlines qui détonnent (citons en vrac « Dear Annie » et « Charlie Brown »). Admiré par Skepta ou encore MF Doom, Rejjie Snow s’est construit un statut plus que solide dans le game. Il va à n’en pas douter faire bouger son monde sur la Green Stage du festival bruxellois.

KOKOKO! – Dimanche 30 juin

Vous voulez danser et bouger votre corps comme jamais ? Alors clôturez le festival de la plus belle des manières avec KOKOKO!, collectif originaire de Kinshasa et fruit d’un choc créatif entre différents artistes lors d’une fête de quartier. Les membres du groupe utilisent des matériaux trouvés dans les rues de Kinshasa pour jouer une musique profonde, étonnante et qui entraîne dans les cieux de la danse endiablée. Leurs rythmes rapides et déformés ainsi que leur son électro un peu brouillon se transforment en bande-son chaotique idéale pour évoquer une réalité urbaine à la fois rude et propice à une créativité débordante. Ils ont sorti leur EP Liboso, qui signifie « droit devant », en décembre dernier. Un conseil : gardez des forces pour le début de la nuit, sinon KOKOKO! va vous achever.

Lire aussi > Au Hellfest, l’hommage vibrant des Eagles of Death Metal aux victimes du Bataclan

Couleur Café, du vendredi 28 au dimanche 30 juin – Parc d’Osseghem (Atomium).

CIM Internet