Paris Match Belgique

StoryMatch : Dans le téléphone d’Angèle, chanteuse au second degré et petite sœur de Roméo Elvis

Vidéo Musique

On l’appelle Angèle tout court, même si son nom complet fait écho à celui de trois autres sacrées personnalités belges – comme elle. La chanteuse et pianiste se livre en sept stories du quotidien.

 

On n’est pas sérieux quand on a 17 ans. Et manifestement, quand on en a 21 et une perruque de spaghettis juchée en haut du crâne, non plus. Non, à cet âge-là, on est explosif, sans limite, créatif, passionné, déluré – on est, idéalement, comme Angèle Van Laeken.

Sous l’enveloppe de cette petite blonde à peine sortie de l’adolescence, il y a un sacré coffre caché sous un tapis de velours, celui d’une voix qui ne passe pas inaperçue. Il y a la génétique, bien sûr – un ADN noir, jaune, rouge qui va piocher dans le joli patrimoine de l’humoriste Laurence Bibot et de l’artiste Marka -, qui lui a donné un frère en forme de révélation hip hop nommé Roméo Elvis et une tête bien faite. Mais il y a surtout, sans aucun doute, une sacrée dose de travail et une personnalité qui ne sort pas d’un chapeau.

Capital génétique et humoristique : 10/10

Parce qu’au-delà du talent vocal, il y a surtout un bout de femme décapant. Sur Instagram, Angèle chante, certes, mais se déguise aussi, se moque, s’énerve, verse une larme de crocodile et attend avec impatience le livreur Deliveroo, dans des micro-sketches musicaux au millième degré. En se posant en fille attachiante, elle évite ainsi tous les clichés de la chanteuse 2.0 qui fait la moue en position selfie.

On en oublie ainsi – ou presque – l’étiquette « fille de », puisque la pianiste, compositrice et chanteuse semble très bien s’en sortir toute seule, quand il s’agit de sortir son épingle du jeu. Ce qui ne veut pas dire pour autant qu’elle crache sur un coup de main de son frangin, qui l’a mise à l’honneur dans un morceau de son Morale 2, « J’ai vu », et en première partie de quelques concerts. L’occasion pour elle d’approcher un autre public que celui du Delecta, petit café-concert d’Ixelles où elle se produit pour une série de concerts – dont le prochain sera le 20 avril.

 

La suite, après les Aralunaires et les Nuits du Botanique, c’est à elle d’en décider – et à elle seule. Et nul doute que cette nouvelle forte tête de la chanson belge saura faire bon usage de son audace et d’un talent certain.

Photo : ©Charlotte Abramow

CIM Internet