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The Avener nous promet le paradis dans son nouvel album

The Avener, interview

Après le succès planétaire de son premier album, The Avener revient après cinq années avec un nouvel album, "Heaven"💥 Rencontre avec l'artiste niçois 👇

Publiée par Paris Match Belgique sur Vendredi 28 février 2020

Vidéo Musique

Cinq ans après The Wanderings of the Avener, le DJ français revient avec un second opus. Toujours de la deep house, mais un peu plus rayonnante, Tristan Casara se livre de manière beaucoup plus personnelle dans Heaven. Entretien.

 

C’est avec la douceur d’une mélodie philharmonique et le rythme des tambours que The Avener nous emporte dès l’ouverture de son nouvel album. Une manière de donner le ton comme il l’avait fait avec « Panama » sur son premier opus, un titre également sans paroles. Ici, les notes sont amples, à l’image d’une symphonie, tout en restant dans une certaine simplicité. Dans Heaven, les musiques sont à la fois dansantes et rayonnantes, à l’image de « Beautiful » qui nous transporte sur une plage de sable chaud, tranquillement entre amis.

Dans ce deuxième album, le DJ se démarque des productions habituelles, en gardant sa touche de deep house. Un désir de l’artiste niçois qui a voulu une œuvre beaucoup plus personnelle. « J’ai humanisé la musique électronique à travers l’enregistrement de beaucoup d’instruments », nous confie-t-il. Dans son précédent album, beaucoup de reworks – des chansons retravaillées – étaient présents. Ici, l’artiste a voulu travailler avec « des vrais chanteurs », des artistes qui le touchent particulièrement. « Sur le premier album, ce sont des morceaux qui étaient déjà créés, qui étaient déjà chantés. Là sur cet opus, c’est vraiment une volonté personnelle de collaborer avec des artistes. »

Le défi de revenir après le succès d’un premier album

Tout commence pour Tristan Casara en 2014, avec la sortie de son tout premier single « Fade Out Lines ». Ce rework aux sonorités deep house propulse The Avener sur le devant de la scène. Aujourd’hui, le clip vidéo a été vu plus de 58 millions de fois sur Youtube. Suivront ensuite « To Let Myself Go », « Castle in the Snow » ou encore « We Go Home ». Que des tubes qui font de son premier album The Wanderings of the Avener un véritable succès en Europe. Consécration : le Français remporte le prix du Meilleur Album de Musiques Électroniques aux Victoires de la Musique en 2016. Un talent reconnu par le public, mais également par la profession.

Il aura fallu cinq ans à The Avener pour revenir avec un nouvel album. « Pour le premier album, je me retrouve à faire ça très naïvement. Je me demandais pas du tout si ça allait marcher, je faisais les choses telles que j’avais envie de les faire. » Sauf que pour le deuxième album, l’attente du public est bien présente, entre pression et encouragements. Beaucoup de questions travaillent l’artiste. Initialement annoncé pour fin 2016, le nouvel opus se fait attendre…

« Au départ, j’étais parti dans un délire. Je suis allé à Los Angeles pour écrire des chansons là-bas, et je me suis dit : « il me faut un bon gros featuring américain, ou une grosse star qui va faire que l’album se révèle ». Et puis j’ai très vite vu que là-bas c’est business is business, on parle chiffres avant même d’avoir écrit une chanson. Et moi, je suis pas du tout comme ça. » Le rêve américain tourne court. Pour lui, la musique passe avant l’argent. Il rentre alors en Europe et contact des artistes qui lui « tenaient beaucoup à cœur ». Il décide alors de s’entourer d’Ayo, de l’Australien Josef Salvat (notamment connu pour son titre « Open Season »), ou encore de Tiwayo. « Et là, il n’était plus du tout question de chiffres, ou de followers… et on a juste fait de la musique. » Une manière de se recentrer sur l’essentiel. « J’ai fait de la musique simplement, en laissant parler mon cœur de musicien, et ma passion pour la musique électronique, sans penser au succès. » À l’écouter, il semblerait donc que la clé du succès soit « l’authenticité » et « la personnalité ».

« J’aime bien aller à l’essentiel »

Durant la phase de composition, Tristan Casara n’oublie pas pour autant qu’il est un DJ. Composer un nouveau titre, c’est avant tout penser à la manière dont il sera reçu sur le dance floor. Il faut que le public reçoive le « message musical » et qu’il soit facilement compréhensible dès la première écoute. « J’aime bien aller à l’essentiel, trouver les choses simples qui font que le morceau reste efficace dans sa mélancolie, dans son dynamisme, dans la direction que j’ai choisi de donner au morceau. » Entre ses casquettes de musicien, compositeur, DJ et producteur, la question nous brûle les lèvres : quel exercice le fait le plus vibrer ? « Je n’arrive pas à dire ce que je préfère. Ce que je préfère, c’est partager mon amour de la musique que ce soit en studio, ou sur scène. Pour moi, quand je suis en studio, la scène me manque. Quand je suis sur scène en tournée, le studio me manque aussi. »

 

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Always did things with pure passion. So grateful to have you guys ♥️ #OnTour #2020ready 📸 @byharleyc

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Dans cet album plus personnel, Tristan Casara a voulu favoriser les collaborations originales plutôt que les rework, présents en plus grand nombre sur le premier album. Cependant, en écoutant le nouvel opus, un titre retient particulièrement notre attention. Avec un rythme, certes accéléré, mais une mélodie reconnaissable entre mille, « Masters of War » de Bob Dylan figure sur l’album. Et à la demande du chanteur lui-même, s’il vous plaît !

Alors, pour réussir, c’est quoi le secret ? Le travail ou le talent ? « Je dirais que c’est le travail. Parce que quand j’écoute ce que je faisais il y a dix ans, il vaut mieux ne pas écouter ! », s’amuse Tristan Casara. « Dans chaque métier, je pense, il faut se perfectionner jour après jour, c’est du step by step. Et tous les jours il y a une nouvelle bataille, un nouveau combat, et à chaque fois qu’on se bat, on en ressort plus fort. Même en perdant, on apprend une leçon. »

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