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Décès du célèbre compositeur Ennio Morricone à l’âge de 91 ans

Ennio Morricone est décédé

En 2007, il reçoit un Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière. | © Belga Image / Kay Nietfeld / dpa

Musique

Il était notamment connu pour avoir composé la musique de nombreux films western, comme Il était une fois dans l’Ouest, Le bon, la brute et le truand, ou encore plus récemment Les Huit Salopards.

 

Le compositeur italien Ennio Morricone, réputé dans le monde entier pour ses musiques de films, est décédé dans la nuit de dimanche à lundi, indiquent les médias italiens.

Ennio Morricone, 91 ans, lauréat d’un Oscar en 2016 pour sa collaboration au film Les Huit Salopards de Quentin Tarantino, est décédé dans une clinique de la capitale italienne où il était hospitalisé à la suite d’une chute ayant provoqué une fracture du fémur, selon la même source. Il avait également reçu un Oscar d’honneur en 2007 pour l’ensemble de sa carrière.

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Le « maestro » italien a créé plus de 500 musiques pour le cinéma, avec des mélodies aussi légendaires que celle du film Le bon, la brute et le truand (1966). Il a vendu plus de 70 millions de disques dans le monde, tous genres confondus.

Ennio Morricone « s’est éteint à l’aube du 6 juillet avec le réconfort de la foi », indique un communiqué de l’avocat et ami de la famille Giorgio Assuma, cité par les médias. Il est resté « pleinement lucide et d’une grande dignité jusqu’au dernier moment », affirme le communiqué.

Ce grand compositeur est parti rejoindre son grand complice au cinéma, le réalisateur italien Sergio Leone, mort déjà depuis plus de trente ans.

De nombreuses réactions dans le monde

Le décès de l’un des Italiens les plus connus au monde a suscité de très nombreuses réactions. « Nous nous souviendrons pour toujours et avec une reconnaissance infinie, du génie artistique du maestro Ennio Morricone. Il nous a fait rêver, il nous a émus et fait réfléchir, écrivant des notes inoubliables qui resteront pour toujours dans l’histoire de la musique et du cinéma », a réagi sur Twitter le chef du gouvernement italien Giuseppe Conte.

« Adieu maestro et merci pour les émotions que tu nous a offertes », a commenté sur Twitter Roberto Speranza, ministre de la Santé. L’hommage de la classe politique italienne a été unanime, de la gauche à l’extrême droite et un député a immédiatement proposé de donner son nom à une rue de Rome. « Ennio Morricone l’empereur de la musique au cinéma, un harmonica, des rythmes, mélodies, instruments inattendus, des trilles, 3 notes faciles à retenir, la prodigalité de ses partitions », a réagi sur Twitter Gilles Jacob, ancien directeur du festival de cinéma de Cannes.

 

 

L’absolue nécessité des concerts

Pour ce musicien exigeant, les concerts étaient aussi importants pour pleinement apprécier ses compositions. « Car au cinéma, on ne peut pas écouter avec attention la musique, il y a les dialogues, les bruits, les effets spéciaux, tout cela distrait le public. Or, la musique doit être écoutée et les concerts permettent au public d’écouter ma musique, seulement ma musique », avait-il expliqué à l’AFP en 2017 dans le studio qu’il a aménagé dans son vaste appartement romain.

Dès l’âge de six ans, Ennio Morricone, né le 10 novembre 1928 à Rome, commence à composer. A dix ans, il s’inscrit au cours de trompette de la prestigieuse Académie nationale Sainte-Cécile à Rome. Il étudie également la composition, l’orchestration, l’orgue et s’initie à la musique sérielle. Après avoir débuté par la musique « sérieuse », il commence en 1961 à 33 ans au cinéma avec « Mission ultra-secrète » de Luciano Salce.

La célébrité arrive avec Pour une poignée de dollars (1964) de Sergio Leone. Sa collaboration fructueuse avec le maître du western spaghetti lui apporte une réputation internationale.
Mais Morricone ne se cantonne pas au western. Ce Romain compose des bandes originales pour des films d’époque comme 1900 ou Vatel, des comédies telles que La cage aux folles et met en musique des films engagés: Sacco et Vanzetti (« Here’s to You » chanté par Joan Baez), La classe ouvrière va au paradis ou La bataille d’Alger.

 

 

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