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Paradise City, le festival qui fait rimer techno et écolo

Ambiance hippie chic au chateau de Ribaucourt | © Facebook @ Paradise City Festival

Musique

Dans un paysage de plus en plus chargé chaque été, Paradise City se distingue des autres festivals musicaux grâce à son pari de faire rimer techno et écolo. Et ça plaît : Omar S, Âme et John Talabot sont quelques uns des DJ phares à faire le déplacement cette année. 

Datant du 12e siècle, le château de Ribaucourt est considéré comme l’un des plus beaux de la région de Bruxelles, avec ses tourelles délicates et son parc de 90 hectares. Et si le domaine est privé, il est toutefois ouvert chaque année aux festivaliers de Paradise City. Mais attention, pas question de déchets éparpillés et de canettes écrasées dans l’herbe ici. Pour cette troisième édition, le festival voit encore une fois la vie en vert et passe au niveau supérieur. Plus qu’une stratégie pour se démarquer, un vrai engagement, et des chiffres impressionnants.

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Facebook @ Paradise City Festival

Plats végétariens et tentes en carton

Paradise City, c’est en effet 100% d’énergie solaire sur le camping et 95% d’utilisation d’éclairage par LED, 100% de nourriture équitable et 90% d’offre végétarienne, mais aussi une production de déchets minimale (ni prospectus ni billets, assiettes et couverts biodégradables), 62% de déchets recyclés et, cette année, des déchets alimentaires convertis en biomasse. Sans oublier les Kartent, louées gratuitement sur le camping, et qui offrent aux festivaliers la possibilité de dormir dans des tentes (imperméables) en carton, entièrement recyclées après utilisation.

Hippie chic

Un rassemblement de hippies ? Faux, le festival se veut durable et chic. En lieu et place des traditionnelles frites noyées de mayonnaise, les festivaliers gourmets pourront s’attabler au restaurant gastronomique éphémère avec la chef Sofie Dumont aux manettes. Menu trois services, produits biologiques, et pour arroser le tout, un service majordome qui permet de se faire livrer boissons et collations à tout moment.

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Facebook @ Paradise City Festival

Plus vert que jamais

Cette année encore, pour leur troisième édition, Paradise City reste bien le plus vert des festivals. La preuve : des générateurs zéro émission de CO2 approvisionneront le festival en électricité du 23 au 25 juin prochain, en plus de la Smart Flower, ce mât équipé de panneaux photovoltaïques en forme de fleur qui bouge en fonction du soleil afin de produire un maximum d’énergie.

Covoiturage, itinéraires pour les cyclistes, transports en commun, le festival du paradis vert réduit le plus possible son empreinte écologique. Les émissions de CO2 restantes seront neutralisées par des investissements dans des projets durables. Paradise City a déjà ainsi pu offrir des fours écologiques à quelque 300 familles ougandaises.

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Trois fois plus de plaisir

Et comme le rassemblement s’adresse avant tout aux mélomanes, l’affiche a été pensée pour les attirer. En tête, Âme, dont le DJ Kristian Bayer est à la tête du label ultra hype berlinois Innervisions, mais aussi Omar S, le prodige venu de Detroit, sans oublier le son dansant de l’Espagnol John Talabot. Les Français N’to et Joachim Pastor viendront également présenter leur nouveau label Sinners, avec un set à quatre mains. Pour représenter la scène belge, les festivaliers pourront compter sur DC Salas et SKY H1. Pour accommoder tout ce beau monde, le festival comptera cette année trois scènes et trois journées. La vie de château.

(Avec Marise Ghyselings)

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