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VIDEOCLUB : Vent de fraicheur sur l’électro-pop aux influences rétro [VIDÉO]

VIDEOCLUB : Vent de fraicheur sur l'électro-pop aux influences rétro

Adèle Castillon et Matthieu Reynaud. | © VIDEOCLUB / Akatre

Musique

À tout juste 19 ans, Adèle Castillon et Matthieu Reynaud ne manquent pas de talent. Leur groupe VIDEOCLUB sort ce 29 janvier son premier album Euphories. Pour l’occasion, nous avons rencontré Adèle qui nous parle de leurs débuts, leur style musical, et de leur passion pour la musique.

 

Vous n’avez pas fini d’entendre parler d’eux. Le duo français VIDEOCLUB sort aujourd’hui son tout premier album très prometteur Euphories. À coups de synthé et de boîtes à rythmes, VIDEOCLUB crée des mélodies entêtantes, variées et dansantes. De l’électro-pop colorée, rythmée et fraiche, qui fait du bien à écouter en ces temps si moroses. Une musique qui semble tout droit sortie des années 80-90, de par ses sonorités, ses textures et son innocence.

À seulement 19 ans, ce jeune duo bourré de talent est loin d’être débutant. Dès l’âge de 13 ans, Adèle Castillon commence à faire des vidéos sur YouTube, suivie rapidement par des milliers de fans. En 2017, elle entame une carrière de comédienne et joue notamment dans le film Sous le même toit aux côtés de Gilles Lellouche et Louise Bourgoin. « Je rêvais de faire du cinéma. J’ai toujours l’envie plus tard d’écrire des films et d’être dans ce milieu-là. » Un profil aux multiples casquettes qui lui plaît bien.

De son côté, Matthieu Reynaud a toujours baigné dans un univers musical depuis qu’il est tout petit. Son père étant lui-même musicien, il apprend à ses côtés à faire de la musique en studio, à utiliser des logiciels et à jouer des instruments. « Je pense que c’est vraiment de là qu’est parti son amour pour la musique, et son père l’a entretenu mais très sainement. Il l’a vachement aidé mais sans lui mettre la pression, ce qui arrive parfois quand tu as une passion et ton enfant aussi. »

VIDEOCLUB : Vent de fraicheur sur l'électro-pop aux influences rétro
© Videoclub

« Dans ma tête, ce n’était vraiment pas possible, ça restait une passion »

Leur rencontre va changer les projets d’Adèle. « Quand j’ai rencontré Matthieu, il m’a transmis son amour pour la musique. Je chantais déjà beaucoup dans mon coin, mais c’était hors de question que je chante sur scène. Dans ma tête, ce n’était vraiment pas possible, ça restait une passion. Je ne pensais pas avoir les épaules pour faire quelque chose comme ça, et au final, j’y ai pris tellement goût. Aujourd’hui, je ne m’imagine pas continuer ma vie sans faire de la musique. »

En septembre 2018, ils se lancent et sortent la chanson « Amour plastique ». Le titre connaît un véritable succès, à la plus grande surprise du duo. « Je savais qu’il allait y avoir du monde qui allait voir ce clip (Adèle a une chaine Youtube qui comptabilisait déjà à l’époque plus de 500 000 personnes, ndlr) mais on était très loin d’imaginer que ça prenne cette ampleur. Je m’attendais à des réactions du genre « encore une youtubeuse qui se met à la musique », j’étais hyper anxieuse. Et au final, deux semaines plus tard, on était sur Paris pour rencontrer toutes les maisons de disques. » Le clip comptabilise aujourd’hui plus de 58 millions de vues sur YouTube.

« VIDEOCLUB » n’a pas été choisi par hasard. Alors qu’ils cherchent une idée avec leurs amis, l’un d’eux sort « vidéo-club ». « C’était une évidence. Il y avait tout notre univers en fait. » Un mot qui fait à la fois référence aux années 80, mais aussi à la musique et au cinéma. « Pour moi la musique ne va pas sans l’image. Quand j’écris une musique, j’écris deux lignes de texte et ensuite j’ai déjà le clip entier dans ma tête. » L’occasion également de ramener au goût du jour un mot quelque peu oublié. « C’est un mot qu’on n’entend plus « vidéo-club » parce que ça n’existe plus, et je trouvais ça trop chouette de faire revivre ce mot. »

Dans Euphories, Adèle et Matthieu parlent de thématiques qui leur sont chères. S’ils abordent les euphories de certains instants – comme un amour naissant, l’excitation de monter sur scène, ou les joies de l’amitié – cet album évoque également l’angoisse de ne plus vivre ces instants, la fin de l’adolescence, entre nostalgie et mélancolie. Un opus très personnel qui s’est fait tout naturellement. « On marche beaucoup à l’instinct. Toutes les chansons de l’album ont été faites très rapidement. Je pense qu’on a ressenti le besoin de parler de tout ça, parce que c’est plus simple quand tu commences dans la musique de parler de soi. Je pense que c’est un vrai talent de réussir à parler d’autres choses que de ce que l’on vit. Plus tard c’est ce que j’aimerais faire, mais c’est vrai qu’en attendant, c’est plus simple de piocher dans nos sentiments. »

« Ce n’est pas toujours tout rose, mais on a la chance d’avoir une excellente relation »

Ensemble sur scène comme dans la vie privée, Adèle nous confie que cette relation est, avant tout, une force. « Je ne vais pas mentir et dire que c’est toujours tout rose, comme on le montre dans nos clips (rires). Bien sûr, il y a des difficultés, mais en même temps, on a la chance d’avoir une excellente relation Matthieu et moi. C’est un univers où même si on prend énormément de plaisir, il y a aussi énormément de pression et de responsabilités à porter sur nos petites épaules de jeunes adolescents. Donc c’est agréable d’être à deux car quand il y en a un qui ne va pas bien, on peut se reposer sur l’autre. On prend énormément de plaisir, ça nous fait vivre des moments incroyables, et ça nourrit énormément notre relation aussi. On a une relation très forte, très fusionnelle. Quand on sort de concert, on est d’autant plus liés parce qu’on a tous les deux vécu quelque chose d’incroyable. »

 

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Un couple et un duo qui se complète bien. Entre la scène et le studio, le choix est difficile mais chacun a sa préférence. « Il adore la scène, mais je pense qu’il préfère être en studio, dans sa bulle créatrice. Il est capable de passer des nuits blanches à faire de la musique, sans se rendre compte du temps qui passe », confie Adèle. « Moi je choisirai la scène parce que j’aime trop être en contact avec le public. Je peux pleurer comme une madeleine sur scène, rien que le fait de voir les gens chanter nos musiques… Toutes ces sensations que procure la scène sont incroyables, et là, rien que d’en parler, je n’ai qu’une envie : c’est d’y remonter ! »

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