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Le jour où les Daft Punk ont refusé un chèque de 500 000 dollars

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Au détour des paragraphes, certaines révélations marquent tout de même les esprits. Comme ce jour où les Français ont refusé un gros chèque. 500 000 dollars ! | © Lionel Hahn/ABACAPRESS.COM.

Musique

Le voile se lève petit à petit sur les coulisses du duo français. Notamment par le biais des enquêtes menées par le magazine Society.

 

 

Il faut bénir le travail de Society. Dans son enquête sur la séparation de Daft Punk (15 pages publiés dans le numéro qui vient de sortir), le magazine retrace les dernières années du duo français pour tenter d’expliquer les raisons du split et apporte de nombreux éclairages. Les témoignages recueillis donnent à voir une partie de la réalité même si en définitive le comment du pourquoi reste un mystère que semblent jalousement vouloir garder Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo.

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Au détour des paragraphes, certaines révélations marquent tout de même les esprits. Comme ce jour où les Français ont refusé un gros chèque. 500 000 dollars ! Un demi-million mis sur la table par un gros constructeur automobile explique Society pour qu’un des titres des rois de la french touch illustre sa nouvelle campagne de pub à la télé. “Guy-Manuel de Homem-Christo avait immédiatement refusé le deal en haussant des épaules”, lit-on. Antoine Ressaussière, collaborateur du golden tandem français, explique les raisons du refus. “(Guy-Manuel de Homem-Christo) avait dit : ‘Ça pollue, ça ? C’est naze, on dit non.’ Ça ne l’intéressait pas du tout. Il se souciait de ce qu’on pouvait dire.”

Disney également recalé

Ce ne serait pas leur seul refus du genre. Le magazine évoque une sollicitation (non confirmée !) de Disney qui voulait pouvoir baptiser une attraction (une montagne russe) à leur nom dans ses parcs d’attraction. Si elle devait être avérée, l’anecdote ne manque pas de faire sourire. C’est en effet lors d’une rave à EuroDisney qu’en 1993, Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo ont présenté leur démo au DJ Stuart MacMillan, cofondateur avec ses comparses de Slam du label écossais Soma Quality Recordings. Séduit, il en a fait le premier EP de Daft Punk : The New Wave. Un disque paru la même année dont la cote flirte souvent avec l’indécence sur les sites de vente. Jusqu’à 500 livres sterling sur Discogs en ce moment.

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Même topo après leur quintuple succès lors des Grammy Awards en 2014 (album de l’année, enregistrement de l’année, meilleure performance pop de groupe, meilleur album dance/electro et une distinction technique pour le mastering). Les sollicitations et demandes de collaborations ont afflué de toutes parts, “les intéressés envoient balader chacune d’entre elles”, souligne la publication. “Les mecs ne sont absolument pas vénaux, juge Antoine Ressaussière. Ils pourraient être très riches, mais la majorité de l’argent qu’ils ont, ils le dépensent dans leur musique.”
Ne dit-on pas punk un jour, punk toujours?

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