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L’album à redécouvrir : Des Rolling Stones en mode punk

Richards, Watts, Wood, Jagger, Wyder... Cinq Rolling Stones en forme en 1978 ! | © Belga

Musique

Avec la disparition cette semaine de leur batteur emblématique à l’âge de 80 ans, Charlie Watts,  nous nous sommes replongés dans la vaste discographie des Stones. Pour en sortir une pièce datant de la fin des seventies : Some Girls (1978) . On y retrouve cinq Stones particulierèment déchaînés et chargés… Ils ont la trentaine et sont encore loin d’être des vétérans !

 

Par L.Dp

Resituons l’époque pour commencer… 1978 : l’incendie punk commence à s’éteindre gentiment tout comme le disco pour faire place à plus d’électro et de machines. C’est dans ce contexte et après deux albums un peu passe-partout que la bande à Mick Jagger revient au devant de la scène.

Some Girls démarre avec « Miss You » qui est devenu un incontournable du répartoire « Stonien ». Ligne de basse reconnaissable après trois secondes, voilà un disco lové comme un serpent qui s’enroule autour de l’auditeur pour un groove qui, quarante ans plus tard, donne toujours envie de se trémousser. La morsure est immanente. Cinq minutes douche comprise…

C’est le premier vrai disque avec Ron Wood qui apporte un nouveau souffle à la guitare et qui deviendra un vrai Stones pour les quatre décennies à venir.  Et la basse se trouve toujours entre les mains de Bill Wyman qui fera ses adieux pas très longtemps après.

Les Stones sont en forme et l’album s’en ressent. Comme souvent, ils se réapprorient un disque soul « Just my imagination » pour le restituer à leur sauce et c’est gravement réussi. On vous conseille vivement une halte sur le titre éponyme « Some Girls » qui est à lui seul une pépite avec une montée en puissance imparable.

Pour nous le côté punk de l’album tient surtout au côté « urgent » de certains titres proposés. On accélère le tout et le message a intérêt à être capté rapidement ! C’est assez criant de vérité sur « Lies ». Le deuxième morceau le plus court de l’album, à peine trois minutes…

On oubliera le très country « Far Away Eyes » qui sent un peu sous les aisselles après des heures de route, mais il y en a qui apprécie… Pour en arriver à « Respectable » qui sonne l’heure punky pour les déjà « vioques » du rock. Arrive ensuite le bon bluesy « Before they make me run » racontant les soucis de possession de drogues de Keith Richards au Canada. Morceau sympa, mais on a toujours eu un peu de mal avec la voix nasillarde du guitariste…

Enfin, les deux derniers morceaux sont un régal : « Beast of Burden » et « Shattered ». Un disque à réécouter pour chasser le blues de voir disparaître petit à petit, mais sûrement toutes ces icônes du rock.

Notre sélection

Miss You
Some Girls
Lies
Respectable
Beast of Burden
Shattered

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