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Georges Brassens naissait il y a 100 ans

Georges Brassens. | © AFP

Musique

Il aura marqué la chanson française avec des titres comme « Les copains d’abord », « La mauvaise réputation » ou encore « Les passantes ».

 

Il y a tout juste 100 ans, le 22 octobre 1921, un certain Georges Brassens venait au monde à Sète, sur les rives de la Méditerranée. Une ville à laquelle il était profondément attaché, et où il a même décidé d’être enterré. « À Sète, j’ai surtout des souvenirs d’enfance », confiait-il à Paris Match France en 1978. « Les meilleurs, en dehors des copains, c’est la mer, la voile. Les mauvais souvenirs, c’est l’école, le collège. »

Sa mère (d’origine italienne et fervente catholique) et son père (libre-penseur et anticlérical) ont des personnalités très différentes mais éprouve le même amour pour la musique. Durant sa scolarité, Georges Brassens est loin d’être un élève studieux (ce qui est un comble quand on connaît le nombre d’écoles qui porte aujourd’hui son nom en France). Il découvre malgré tout la poésie grâce à un professeur de français, et prendra Charles Trenet pour modèle.

En février 1940, il quitte Sète pour monter à Paris. Mais en mars 1943, il est réquisitionné pour le Service du travail obligatoire et envoyé à Basdorf, au nord de Berlin. Affecté à l’usine BMW, il vit dans un camp où cohabitent 4 000 travailleurs. Il profite d’une permission de quinze jours en mars 1944 pour ne plus retourner en Allemagne.

Entre poésies et chansons, Georges Brassens marquera la chanson française, toujours la guitare à la main. On lui doit notamment les titres « Les copains d’abord », « La mauvaise réputation », « Les amoureux des bancs publics », « Le gorille », ou encore « Chanson pour l’Auvergnat ». Libre-penseur, il aura chanté sur l’amour, l’amitié, et la liberté, sans manquer de dénoncer au passage la bêtise humaine et les injustices.

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