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Les 5 artistes à absolument découvrir au Fifty Lab selon son co-créateur

fifty lab babysolo33

BabySolo33, une des promesses à ne pas manquer au Fifty Lab. | © Capture d'écran YouTube.

Musique

Le Fifty Lab, c’est le festival incontournable où il faut être cette semaine pour dénicher les stars de demain. Une cinquantaine de showcase répartis dans cinq lieux du centre de la capitale, des propositions audacieuses, des découvertes et la garantie du mélange des genres. Et qui de mieux comme guide que Mathieu Fonsny, co-créateur de l’événement, pour retenir les cinq pépites à suivre ces 17, 18 et 19 novembre. Une sélection qui se veut être « une bonne balance entre des Belges et des internationaux, des hommes, des femmes, des styles différents et aussi un peu gender fluid ».

 

BabySolo33 – France

« Je trouve que pour le moment il y a un déficit de femmes dans le rap français que je ne m’arrive pas à justifier. On est vraiment immergés de groupes de rap français qui sentent la testostérone. Il y a un contre pouvoir à ça, je pense évidemment à Aya Nakamura et d’autres gros noms, mais il y a aussi une nouvelle garde de gens que je suis beaucoup, dont BabySolo33, qui fait elle une sorte de ‘soundcloud rap’ avec des beats assez simples piqués ici et là. Elle fait partie d’un collectif qui s’appelle ‘Jeunes à jamais’ et que je suis énormément. Ce qu’elle fait est très frais et ça vaut vraiment la peine de s’y arrêter. »

Le mercredi 17/11 à 20h15 – Bonnefooi

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Marina Herlop – Espagne

« Proposition du Mutek à Barcelone, Marina Herlop c’est un mix entre une performance et un concert, un véritable show contemporain très contemplatif. Je pourrais comparer ce qu’elle dégage à FKA Twigs dans certains aspects de sa musique. Ses propositions sont très osées, se vivent intensément. Ceux qui pensent y passer cinq minutes vont y rester les 40 minutes tant c’est un ovni inclassable. Je pourrais aussi la comparer à ce qu’a dégagé Rosalía quand elle a explosé en Espagne, et que les gens se sont dits ‘il y a quelqu’un qui fait du flamenco, ça va pas être pour moi’, et qu’au final tout le monde a adhéré. On est sur quelque chose de très expérimental qui peut parler à un large public. »

Le 19/11 à 21h10 – Beursschouwburg

Avalanche Kaito – Belgique

« Alors ici on passe à des Belges qui font du rock psyché avec énormément d’énergie. C’est quelque chose qui se voit pas beaucoup en Belgique et ça sort clairement des sentiers battus. Il y a un mix entre la guitare et le chant qui peut vraiment te faire partir loin. C’est très dansant, ils ont marqué le public du Micro Festival à Liège cet été et je suis très content et fier qu’ils fassent partie de notre affiche tant leurs propositions sont originales. »

Le 17/11 à 00h – Viage

KABEAUSHÉ – Kenya

« KABEAUSHÉ, c’est un choix proposé par le festival ougandais Nyege Nyege, qui existe depuis une dizaine d’années et qui a réussi à se faire déplacer des gens en Ouganda pour y assister. Mais ils ont surtout réussi à installer un hub de référence pour l’industrie musicale en Afrique noire et devenir une plateforme de développement à l’année pour un tas d’artistes. C’est comme si t’avais un grand studio où les artistes peuvent venir tout le temps et établir des connexions avec l’occident. Je pense notamment à Kampire, MC Yallah et d’autres groupes qui font de superbes carrières. Je trouve que ce qu’ils font c’est absolument génial et on est honoré de les avoir comme curateur. Ils arrivent en plus avec ce mec, KABEAUSHÉ, qui fait du rap sur de l’électro en revendiquant sa fibre LGBTQ+. Je suis très curieux de voir sa prestation et très fier de l’avoir avec nous car son projet coche beaucoup de valeurs qu’on essaie de cultiver avec le Lab. Sa musique est tout simplement mortelle. »

Le 19/11 à 21h30 – Viage

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Chibi Ichigo – Belgique

« Chibi Ichigo c’est un nom qui commence à doucement circuler à Bruxelles. C’est un mix entre de l’électro et du rap et je trouve qu’elle a ce truc qui peut plaire à des professionnels qui viennent de l’étranger. Je pense notamment au Plisskën Festival en Grèce, qui aime tester ce type de projet expérimental. Elle peut facilement charmer des programmateurs qui vont avoir un crush sur elle. En tous cas, je suis très confiant sur sa capacité à s’exporter et devenir un ‘good call’ pour de nombreux festivals. »

Le 18/11 à 20h55 – AB Club

Il reste encore des places pour le Fifty Lab et ça se passe par ici !

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