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Cinq belges raisons de souhaiter un bon anniversaire à Nicola Sirkis

59 bougies pour le leader d'Indochine. | © PHOTOPQR/OUEST FRANCE

Musique

Nicola Sirkis a 58 ans ce 22 juin 2017. L’éternel Peter Pan du rock français a traversé les décennies avec une jeunesse qui laisse parfois pantois. Ce que l’on sait peut-être moins sur l’homme c’est son attache particulière avec la Belgique. La preuve par cinq à quelques semaines de la sortie d’un album manifestement terriblement attendu par les fans.

Il a passé une partie de son enfance à Bruxelles

À deux ans, la famille Sirchis (le vrai nom de Nicola) débarque à Bruxelles. Ils y passeront une grande partie de l’enfance de Nicola et de ses frères dont Stefan avec lequel il fondera Indochine en 1980. Les frères fréquentent l’école européenne de Bruxelles et ne quitteront la capitale qu’à l’âge de 13 ans lors du divorce de leurs parents.

La voix féminine sur « J’ai demandé à la Lune » est Belge

Au cours de sa carrière, Nicola Sirkis rencontre Rudy Leonet, « Monsieur 5 heures » de Radio 21 (Pure FM). Les deux deviendront de véritables amis, Rudy Leonet collaborant même sur certains titres du groupe. Mais ce qui restera comme un souvenir indélébile de leur amitié est l’enregistrement de « J’ai demandé à la Lune » en 2002. Lors de la session au Studio ICP (encore et toujours Bruxelles), Rudy Leonet s’y rend accompagné de sa fille de sa fille Pauline, âgée alors de 8 ans. Elle pose sa voix sur les chœurs du morceau. Bien lui en a pris. Ce sera le tube de la résurrection pour le groupe après dix ans de traversée du désert.

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Le concert au Botanique : bougies et émotions

En 1999, le frère jumeau de Nicola meurt d’une hépatite foudroyante. L’album Dancetaria, qui était prêt à sortir au moment du décès du guitariste du groupe, sort début 2000. Une tournée suivra mais les Bruxellois se souviendront surtout des « 3 nuits intimes », trois concerts joués dans l’émotion à l’Orangerie du Botanique, petite salle d’à peine 600 places.

La folie du public qui ne s’est jamais arrêtée en Belgique

Alors que la France boude le groupe dans les années 90, Indochine et son leader trouvent refuge auprès des médias et du public belges qui continueront à les suivre même si les salles sont plus petites et le groupe plus accessible. Véritable bête de scène, Nicola traverse les âges pour rester un phénomène unique sur la scène francophone. Et la date du prochain #13Tour au Palais 12 a été complète en quelques heures. Une date supplémentaire a été directement ajoutée pour le groupe. La folie continue donc pour un groupe qui sortira à l’automne son quatorzième album en septembre.

La coquetterie bruxelloise de Nicola

  • Look toujours travaillé, rarement pris en délit de « fashion-faux pas », Nicola a ses petites habitudes à Bruxelles. Il avouait dans les colonnes du Figaro avoir un faible pour la parfumerie « Senteurs d’Ailleurs » à Bruxelles. Mais pour avoir une chance de le croiser à Bruxelles, trainer autour du studio ICP lors des enregistrements du groupe reste la valeur sûre. L’homme qui se décrit comme « Belge de cœur » y a ses habitudes depuis des années et des albums. Et on ne change pas les bonnes habitudes d’un quinquagénaire fringant !
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