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L’album à redécouvrir : Quand Muse demandait l’Absolution à travers sa musique

L’album à redécouvrir : Quand Muse demandait l'Absolution à travers sa musique

Christopher Wolstenholme, Matthew Bellamy et Dominic Howard. | © Valery HACHE / AFP

Musique

Alors que Muse vient d’annoncer son grand retour avec le titre « Won’t Stand Down », retour en 2003 avec leur troisième album Absolution.

 

Muse est certainement l’un des groupes anglais les plus connus au monde. Difficile à croire qu’ils comptent seulement huit albums studios à leur actif quand on regarde le nombre de tubes qu’ils ont produits. Si l’on note un tournant plus pop (et peut-être plus commercial) depuis The Resistance, le groupe reste une valeur sûre.

Muse sort son premier album Showbiz en 1999, suivi d’Origin of Symmetry en 2001. En moins de cinq ans, Matthew Bellamy, Dominic Howard et Christopher Wolstenholme se font déjà un nom dans le monde entier avec des tubes comme « Plug In Baby », « New Born » ou encore « Bliss ». Leurs riffs de guitare, le style parfois brut et les envolées lyriques de Matthew Bellamy conquièrent rapidement le public. Avec une tessiture vocale de 3,5 octaves, le leader du groupe n’hésite pas à jouer avec sa voix d’un morceau à l’autre. Dès leur premier album le succès est au rendez-vous, leur permettant de se produire en première partie de Foo Fighters et des Red Hot Chili Peppers aux États-Unis (rien que ça !).

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Une pochette d’album inspirée par Magritte

Alors qu’un troisième album peut vite devenir périlleux, Absolution confirme le statut de Muse en 2003. Cet album de rock progressif est plus sombre et plus grave que les précédents. Dans ses textes, Matthew Bellamy parle de la peur et de la méfiance, mais aussi de l’accomplissement personnel et de la joie. Il expliquera que l’entrée du Royaume-Uni dans la guerre d’Irak a eu un effet sur son écriture, parlant des « choses qui arrivent à leurs fins » de manière générale. Sur l’aspect musical, c’est un album pluriel, allant aussi bien dans le rock électrique (« Time is Running Out », « Hysteria », « Stockholm Syndrome », « The Small Print ») que dans des ambiances plus planantes (« Sing for Absolution », « Blackout ») ou plus électro (« Endlessly »).

Pour cet opus, le groupe a fait appel à un orchestre, explorant de nouvelles idées musicales. On entend ainsi des violons dans « Butterflies and Hurricanes » et « Blackout ». Cette idée de « symphonie rock » reviendra régulièrement dans les différents albums de Muse, comme sur The Resistance ou The 2nd Law, avec des morceaux instrumentaux très audacieux. Car Muse, c’est avant tout trois excellents musiciens : Matthew Bellamy à la guitare et au piano, Dominic Howard à la batterie et Christopher Wolstenholme à la guitare et à la basse.

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Cet album s’écoute de bout en bout, avec une courte intro au début de l’opus et un interlude juste avant « Hysteria ». Rien n’est laissé au hasard et ce souci du détail sublime particulièrement Absolution. On ressent cette précision dans les clips, mais aussi sur la pochette d’album. Pour l’anecdote, les ombres qui planent ont été inspirées par le tableau « Golconde » de René Magritte. Le clip de « Time is running out » est un chef-d’oeuvre esthétiquement parlant avec une chorégraphie calibrée. Il n’est pas non plus dénué de sens : des hauts dirigeants censés décider du destin de l’Homme ne font que perdre leur temps autour d’une table. C’est un album tellement riche, complet et divers qu’il est difficile de choisir seulement cinq titres…

Notre sélection de titres

« Time is Running Out »

« Hysteria »

« Butterflies and Hurricanes »

« Stockholm Syndrome »

« The Small Print »

Mots-clés:
Musique muse
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