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Album à redécouvrir : Quand Neil Young cassait le codes…

Un album composé de "chutes" d'album et de captation live mi-accoustique, mi-électrique qui donne souvent la chair de poule... | © IMAGO

Musique

Un album en deux temps montrant un artiste sans compromission qui a survécu aux cruelles années septantes. Rust Never Sleeps (1979) est à posséder dans toute bonne discothèque qui se respecte…

 

Par Laurent Depré

« Tirez-vous de là avant que cela ne dévore votre âme. Les seuls objectifs que se fixe Ek sont financiers et non artistiques ou créatifs » déclarait le chanteur il y a quelques jours à propos du PDG de Spotify. C’est la guerre… Neil Young poursuit sa croisade contre la plateforme de streaming exhortant ses salariés à démissionner, sans quoi ils y perdront leur « âme ».

Depuis fin janvier, le musicien américano-canadien de 76 ans a pris la tête d’un mouvement de boycott de Spotify au motif que le géant suédois accueille aussi le podcast du très populaire mais controversé animateur américain Joe Rogan, accusé de propager de la désinformation sur le Covid-19 et des propos racistes.

Son dernier fait d’armes ne doit pas nous faire oublier qu’il est avant tout une légende du folk rock qui a offert à la musique de la seconde moitié du 20e siècle quelques fabuleuses pépites. Ses sorties médiatiques nous ont rappelé un album mi-live enregistré par le Young et son Crazy Horse à la toute fin des années 70. Un album capté en public donc, durant la tournée américaine de 1978, mais dans lequel on n’entend que très peu cris et applaudissements des spectateurs. Un disque qui s’écoulera sur le marché américain à plus d’un million d’exemplaires.

Rust Never Sleeps s’articule en deux parties: l’une accoustique et l’autre résolument électrifiée en live avec un déluge de guitares saturées sur le neuvième morceau « Hey Hey, My My (Into the Black) ». Ce furent d’ailleurs les deux pôles autour desquels Neil Young gravita durant sa longue carrière qu’il poursuit : l’icône folk et le rock garage plus brut. La génération grunge, Pearl Jam et Nirvana en particulier, en firent leurs « inspirateurs » au début des années 1990.

Notre sélection

My My, Hey Hey (Out of the blue)
Ride My Llama
Sail Away
Powderfinger
Sedan Delivery
Hey Hey, My My (Into the Black)



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