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Ukraine, Oscars et Obama : Les temps forts des 64e Grammy Awards

Ukraine, Oscars et Obama : Les temps forts des 64e Grammy Awards

John Legend et la chanteuse ukrainienne Mika Newton se sont produit sur scène, le 3 avril 2022. | © VALERIE MACON / AFP

Musique

Résumé de la soirée et des grands vainqueurs.

 

La guerre en Ukraine, la gifle de Will Smith aux Oscars, le triomphe du musicien virtuose Jon Batiste, l’hommage aux disparus et l’échec de Barack Obama ont dominé dimanche la 64e édition des Grammy Awards à Las Vegas, la grande fête de l’industrie musicale américaine.

Zelensky : La musique contre la guerre

« Un silence de mort. Remplissez ce silence avec votre musique » : le président ukrainien Volodymyr Zelensky a encore marqué les coeurs et les esprits en intervenant aux Grammy Awards, via une allocution vidéo enregistrée. Dans un appel émouvant, il a exhorté l’industrie musicale américaine à soutenir son pays, envahi par la Russie. « Dites la vérité sur la guerre, sur vos réseaux sociaux, à la télé. Soutenez-nous de toutes les manières possibles, toutes sauf le silence. Et après viendra la paix », a lancé le président Zelensky, avant une performance de John Legend, rejoint sur scène par des artistes ukrainiens, Mika Newton et Lyuba Yakimchukt. Et deux immenses drapeaux étaient dressés sur la scène du MGM Grand Garden Arena de Las Vegas.

Gifle aux Oscars, humour aux Grammys

L’histoire se répète rarement. Mais la gifle décochée le 27 mars à la cérémonie des Oscars à Hollywood par la superstar Will Smith à l’humoriste Chris Rock était dans tous les esprits quand a commencé la soirée des Grammy Awards. Le présentateur, le comique sud-africain Trevor Noah, n’a pas résisté : « Nous allons écouter de la musique, danser, chanter, garder les noms des gens en dehors de nos bouches… », a-t-il lancé dans une allusion transparente au désormais mémorable « Laisse le nom de ma femme hors de ta putain de bouche ! » hurlé par Smith à Rock après l’avoir giflé sur scène pour une mauvaise plaisanterie sur les cheveux de son épouse.

De même le musicien hip-hop Ahmir Questlove Thompson a mis les rieurs de son côté avant d’annoncer le lauréat de la chanson de l’année : « Je m’apprête à présenter cette récompense et je vous fais confiance pour rester à 500 pieds (150 mètres) de moi ». C’est ce même Questlove, oscarisé dimanche dernier pour son documentaire Summer of Soul qui avait reçu sa récompense juste après la gifle de Smith à Rock.

Lire aussi > Audience dopée, ouverture d’une enquête, excuse publique : le point sur le gifle de Will Smith

Jon Batiste remporte cinq Grammy

Ukraine, Oscars et Obama : Les temps forts des 64e Grammy Awards
Jon Batiste. © Patrick T. FALLON / AFP

La musique, « c’est plus qu’un divertissement pour moi, c’est une pratique spirituelle », a lancé tout sourire le musicien touche-à-tout Jon Batiste en recevant son cinquième Grammy Award le plus prestigieux, celui de l’album de l’année. Pianiste virtuose mais aussi multi-instrumentiste, chef d’orchestre, militant anti-raciste, compositeur oscarisé, ce jazzman surdoué a dynamisé le MGM Grand Garden Arena en déclarant que « les arts créatifs sont subjectifs et (qu’) ils touchent les gens à un moment de leur vie où ils en ont le plus besoin ».

Hommage aux disparus et Grammy pour Foo Fighters

Un peu de réconfort pour le groupe de rock américain Foo Fighters qui a perdu brutalement fin mars son batteur Taylor Hawkins, mort à l’âge de 50 ans : trois Grammy Awards et une très belle interprétation sur scène de « Happier Than Ever » par la star de la pop Billie Eilish vêtue d’un long t-shirt à l’effigie du musicien disparu. Taylor Hawkins, décédé dans un hôtel de Bogota et dont l’analyse toxicologique de son organisme a révélé la présence de THC (cannabis), d’antidépresseurs et d’opiacés, a eu aussi droit à l’hommage de sa profession dans la longue liste des disparus de l’année passée dans l’industrie musicale.

Pas de troisième Grammy pour Obama

L’ancien président Barack Obama ne pourra pas, selon la Constitution des Etats-Unis, faire de troisième mandat. Et il n’a pas réussi non plus à décrocher un troisième Grammy dans la catégorie du meilleur album parlé et livre audio. Déjà récompensé en 2006 et 2008, il concourait pour la version audio de ses mémoires, A Promised Land (Une terre promise) mais s’est fait battre par l’acteur Don Cheadle (War Machine dans la saga Avengers) auteur de Carry On: Reflections for a New Generation from John Lewis.

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Olivia Rodrigo. © Patrick T. FALLON / AFP

Les principaux vainqueurs de la soirée

Album de l’annéeWe Are — Jon Batiste

Enregistrement de l’année : « Leave The Door Open » — Silk Sonic (le projet rétro Silk Sonic, porté par Bruno Mars et Anderson .Paak)

Chanson de l’année : « Leave The Door Open » — Brandon Anderson, Christopher Brody Brown, Dernst Emile II & Bruno Mars, auteurs (Silk Sonic)

Révélation de l’année : Olivia Rodrigo

Meilleur clip vidéo : « Freedom » — Jon Batiste

Meilleur album de rap : « Call Me If You Get Lost » — Tyler, The Creator

Meilleure performance de rap : « Family Ties » — Baby Keem Featuring Kendrick Lamar

Meilleur album de rock : Medicine At Midnight – Foo Fighters

Meilleur album de pop vocale : Sour — Olivia Rodrigo

Meilleure performance pop en solo : « Drivers license » – Olivia Rodrigo

Meilleur clip vidéo : « Freedom » – Jon Batiste

Avec l’AFP

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