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Album à redécouvrir : R.E.M brise superbement ses propres lignes

Séparé depuis 2011, R.E.M fait clairement partie du panthéon de la musique po-rock américaine. | © EPA

Musique

Après un raz-de-marée planétaire, le groupe originaire d’Athens en Georgie, surprend avec ce second album enregistré pour une major, Automatic for the people (1992), de tonalité plus grave et dans lequel la mort rode…

 

Par L.Dp

« Hey kids, rock and roll… Nobody tells you where to go, baby ». C’est avec le sublime « Drive » et ces quelques paroles que démarre l’écoute de ce… huitième album déjà de la bande de Michael Stipe Automatic for the people. Un titre qui s’écoule sous un tempo constant de « stop-reprise-stop-reprise » absolument obnibulant.

Au début des années 90, R.E.M vient de connaître la reconnaissance et le succès populaire mondial avec le titre « Losing My Religion » qui en 1991 inondera les bandes FM européennes pour en faire un tube du printemps et de l’été. Soutenu par un clip génial tournant en boucle sur MTV. Sans oublier le duo très solaire « Shiny Happy People » avec la B-52’s Kate Pierson qui trouvera aussi son petit chemin auprès du public.

Ce fulgurant succès commercial pour un groupe réputé undergroud, intello et plutôt raffiné était-il un malentendu ? R.E.M y répond magnifiquement dans Automatic for the people. La facilité, non merci !

Ce nouvel album est moins « sautillant » et un peu plus introverti si on laisse sur le côté « The Sidewinder Sleeps Tonight » que Out of time. Il confirme en tout cas, ainsi que Monster deux ans plus tard, que R.E.M eut une influence majeure sur le rock alternatif made in USA durant cette décennie. Attention, nous sommes sur un album de pop-rock à l’américaine. Et donc si le propos est plus « grave », l’ensemble n’en est pas déprimant pour autant.

L’album contient aussi la chanson-hommage à l’humoriste Andy Kaufman « Man on the moon » qui deviendra la BO du film du même nom de Milos Forman avec Jim Carrey sept ans plus tard. Sans oublier le fabuleux et déchirant titre « Everybody Hurts » que ceux qui avaient 18 ou 20 ans à l’époque se souviennent avoir pratiqué en duo sur les pistes de dance…

Notre Sélection

Drive
Everybody Hurts
Sweetness Follows
Man On The Moon
Nigthswimming
Find The River

Mots-clés:
album R.E.M Michael Stipe
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