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« Harry’s House » : Harry Styles poursuit sa mue et livre son meilleur album, sommet de feel-good

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Gueule d'ange et voix perçante. | © Lillie Eiger / Sony Music.

Musique

L’ancien One Direction devenu star planétaire et icône revient avec un petit bijou solaire. Ou la bande originale parfaite d’une romcom exaltée.

 

Comme l’indique le titre de son nouvel album Harry’s House, Harry Styles nous invite dans son humble demeure pour un tour de piste pop et groovy. Dans la maison de l’autre prince Harry, il y a 13 pièces, chacune avec ses tons vifs, ses styles propres et des mélodies hautes en couleur. Ce troisième opus, qui suit l’énorme hit Fine Line, se révèle hyper catchy et rempli d’amour. Ou plutôt des amours que la pop star raconterait à son meilleur pote, ne retenant quasi que les bons moments avec des pointes de mélancolie ici et là. Un disque festif et touchant taillé pour l’été, à écouter à la plage, au bord de la piscine, en sirotant des cocktails avec ses potes. Bref, un concentré de légèreté superbement produit, où la voix perçante de l’ancien One Direction n’a jamais été aussi bien utilisée.

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Dés les premières notes de « Music for a Sushi Restaurant », morceau d’ouverture, la fête bat son plein et les riffs de guitare se montrent efficaces, entraînants. Harry nous prend la main pour nous emmener dans une virée stylée et romantique, comme en témoigne le titre qui suit, « Late Night Talking » (dévoilé lors son live à Coachella), où les prémices d’une romance se distinguent à travers une discussion nocturne et passionnée.

Puis arrive le moment d’un rythme plus lent, de notes allongées et d’un petit spleen avec « Grapejuice », morceau qui nous emmène lentement mais sûrement vers l’addictif « As It Was », seul single sorti avant l’album et déjà tube mondial (il cumule 320 millions de streams en moins d’un mois et 120 millions de vues sur YouTube). Styles y joue de son romantisme baroque, s’interroge sur sa vulnérabilité et devient touchant sans se montrer trop complexe. Un superbe exercice de justesse porté par des notes de synthé qui plairons aux fans de Metronomy.

Chaque titre de l’opus semble être empreint d’une fascination pour les histoires d’amour(s), pour l’attraction fatale entre deux êtres sensibles qui se rapprochent. Mais si Styles se veut être un grand optimiste plein de lumière, il n’en oublie pas pour autant la nostalgie propre au sentiment amoureux et envoie deux balades successives irrésistibles – « Little Freak » et « Matilda ». Sur « Boyfriends » encore, tendre morceau qui ausculte une relation toxique, le Britannique déploie sa voix d’ange pour nous dire qu’il est « dur de rentrer dans la tête » de ces « petits copains » qui « ne disent pas comment ça va finir ». Comme une sorte d’aveu que les garçons sont parfois sots, y compris lui. L’icône mode et star planétaire se montre intime sans tomber dans l’ego trip.

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Aidé à la guitare électrique par John Mayer sur « Daydreaming » et « Cinema », Harry Styles nous offre aussi le plus beau morceau de sa discographie avec « Satellite », sur lequel des sonorités plus électroniques se greffent à ses envolées lyriques. Musicalement impeccable, l’album se clôt sur une déclaration d’amour sobrement intitulée « Love Of My Life ». Pour résumer le projet hyper attendu, le chanteur déclarait récemment que ce disque était son « plus dense, le plus drôle, et surtout le plus intime. » Harry’s House est semblable à ce crush d’été dont on tombe raide dingue, sauf que celui-ci pourrait durer bien plus longtemps qu’un mois d’août ensoleillé.

Harry’s House, disponible sur toutes les plateformes ce vendredi 20 mai

Harry Styles sera au Sportpaleis le 7 juillet prochain pour un concert déjà archi-soldout

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