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Pourquoi le Primavera à Barcelone est le festival le plus excitant de l’année

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Une expérience de folie au bord de l'eau. | © Primavera Sound.

Musique

Line-up de rêve, scénographie les pieds dans l’eau à peine croyable et valeurs engagées : ne cherchez plus, le festival le plus cool du moment se trouve à Barcelone.

« Excités et gonflés à bloc. » C’est sur ces mots que Marta Parallès, cheffe de la communication du Primavera, exprime tout l’enthousiasme des équipes qui organisent le festival catalan. Après trois ans de disette face à la pandémie, l’un des plus grands rassemblements musicaux d’Europe s’apprête ce jeudi à bouillonner de nouveau. Pour ceux qui le méconnaissent, le Primavera se tient sur le Parc del Fòrum, un parc public en bord de mer situé au nord de Barcelone. Imaginé par une équipe de grands architectes, le site fut construit au début des années 2000 pour accueillir le Forum universel des cultures de 2004. Un héritage qui sert depuis à abriter des événements de masse, dont le festival devenu culte.

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© Primavera Sound.

Mais pourquoi le Primavera est si spécial ? Marta a bien du mal à répondre à la question tant les explications sont variées. Sa spécificité première, c’est ce lieu qui ne ressemble à aucun autre. Une immense plaine de jeu bétonnée face à la mer, sur laquelle une « ville musicale » de 200 000m² prend place. D’un côté les buildings et vieilles usines du nord de la ville, de l’autre l’air marin, et au milieu la musique dans tous ses états.

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© Primavera Sound.

Une grosse machine à la conscience éveillée

« Dans la même journée, vous êtes capable de voir l’une des plus grandes pop stars au monde, de faire la découverte d’un petit groupe local, de vous poser face à l’océan et regarder le coucher du soleil, pour finir par danser dans une grande fête délirante », s’extasie Marta. Cette année, la programmation ne fait pas exception à la règle, brasse large et s’étale sur plus de dix jours. Une version XXL post-covid voulue par l’organisation, complète depuis plusieurs mois et qui veut rattraper le temps perdu. Dua Lipa, Phoenix, Tame Impala, The Strokes, Nick Cave, Tyler, The Creator… La liste est longue pour remplir les deux week-ends sur le site et les concerts éparpillés dans les salles de la ville durant la semaine. La Belgique n’est pas en reste : Angèle est de la partie, les bruxellois d’Aksak Maboul aussi et 2ManyDJs viendra faire danser les festivaliers venus des quatre coins du monde.

Fondé en 2001, le festival accueillait cette année là 19 artistes pour 7700 festivaliers. 21 ans plus tard, à l’occasion de sa 20ème édition, les chiffres donnent le tournis : plus d’un-demi million de personnes vont venir déambuler dans le Parc del Fòrum et Barcelone, plus de 250 artistes vont venir se produire dans la ville et l’économie catalane bénéficierait d’un apport de plus de 120 millions d’euros directement lié au tourisme généré par le festival, selon les chiffres fournis par les organisateurs. Un mastodonte.

Mais la grosse machine Primavera, c’est aussi un esprit éveillé et conscient. Si en 2019 il était le premier grand festival à proposer une line-up totalement paritaire, le « Prima » veut aller toujours plus loin pour véhiculer des valeurs qui collent à son public. Avec son nouveau slogan « Nobody is normal », l’organisation entend exprimer son ouverture à tous et une ode à la liberté. « Sur notre site, tout le monde a le droit d’être qui il est, de se sentir en sécurité avec son identité », clame haut et fort Marta. 

Tous nos effectifs sont aussi formés pour comprendre les différents niveaux d’agressions, qu’elles soient sexuelles, racistes, homophobes.

Et il ne s’agit pas juste d’une communication bien ficelée, car les actions concrètes sur le terrain sont nombreuses. « Nous avons deux stands sur le festival qui officient comme point d’information et comme safe space, où une victime de quelconque agression peut venir pour être prise en charge. Sur nos écrans géants, de nombreux messages contre le harcèlement et les discriminations sont aussi projetés. Pour nous, annoncer en grosses lettres que le Primavera est un safe space, c’est primordial pour faire du festival une zone plus secure. Nous avons également des ‘patrouilles’ qui circulent sur le site pour faire de la prévention, mais chez qui les festivaliers peuvent aussi se diriger en cas de problèmes », détaille encore Marta.

 

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Espace de liberté, de création et d’émerveillement, c’est tout ça à la fois le Primavera. Un festival qui ne compte pas s’arrêter là et s’étend à l’automne à Los Angeles, Santiago de Chile, Buenos Aires et São Paulo. Mais ça, on vous en reparlera. Place à cette grande fête dans Barcelone, que Paris Match Belgique va vous faire vivre au plus près pendant dix jours.

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