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Album à redécouvrir : pas de bug de l’an 2000 pour Eminem

Un album qui a un peu traumatié les Etats-Unis net dans lequel le sniper Eminem s'attaque à presque tout le monde... | © Alex Vanhee

Musique

Il y a un peu plus de vingt ans, un rappeur blanc venu de Detroit allait secouer le genre musical avec la complicité d’un gourou nommé Dr Dre. Retour sur The Marshall Mathers LP (2000) qui s’est écoulé à 20 millions d’exemplaires. Ha oui, quand même…

 

That’s why they call me Slim Shady… I’m back… I’m Back… Effectivement, le double maléfique d’Eminem est de retour un an après The Slim Shady LP. Bouchez-vous les oreilles Marshall Bruce Mathers, de son vrai nom, n’y va pas par quatre chemins. C’est bourré de ‘fuck’, ‘bitch’, ‘kiss my ass’… Mais c’est un put… d’album qui s’apprécie encore merveilleusement vingt-deux ans plus tard ! Rien que la boucle rythmique, pour prendre un simple exemple, dans « I’m Back » dont les paroles ci-dessus sont reprises, est fabuleuse. Eminem n’hésite pas introduire un titre comme « Marshall Mathers » à la guitare. C’est musicalement très riche grâce au concours évidemment du Dre.

Un an après les excellents et très populaires « My name is » ou « Guilty conscience », revoila donc Eminem avec 18 nouveaux titres qui sortent en mai 2000. Il y confirme ses talents de ‘storyteller’ en racontant de véritables histoires, souvent sordides, qui emmenent l’auditeur dans un film noir de quatre minutes. Elles sont même parfois inspirées de sa propre vie qui ne fut pas toujours rose. En cela, le titre et le tube « Stan », non autobiographique précisons-le, est un bijou d’horreur. On suit durant le morceau la folie d’un fan du rappeur qui sombre dans l’auto-destruction et le crime alors qu’il ne reçoit pas de réponse de la star à ses courriers répétés…

Bien entendu, on peut reprocher à Eminem des textes clairement homophobes et sexistes. C’était une sorte de « norme » dans le rap du début du nouveau millénaire. Et la frontière, il l’a passe allègrement à de nombreuses reprises dans cet album qui reste un classique du genre et de l’époque. Rien que son « Kim », le nom de son ex-femme en passant, dans lequel le natif de Detroit raconte l’histoire d’un homme en proie à la folie amoureuse qui se rend chez son ex pour lui régler son compte… « I hate you! I hate you! I swear to God, I hate you! »
Oh my God, I love you! . On peut affirmer sans se tromper que ce disque à traumatiser les Etats-Unis qui n’aiment jamais tant s’osculter en profondeur…

Notre sélection

Kill You
Stan
The Way I Am
Amityville
Bitch Please II
Kim
Criminal



Mots-clés:
rap hip-hop eminem
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