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Primavera Sound : Entre 2 week-ends, les concerts du festival plongent Barcelone dans la fureur

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L'Impératrice sur la scène du Paral·lel 62, ce mardi soir à Barcelone. | © Primavera Sound / Christian Bertrand.

Musique

Cette année, le « Prima » propose une édition XXL prenant place sur 10 jours. Entre deux week-ends de festival, des concerts sont programmés tous les soirs dans de nombreuses salles de Barcelone. Files monstres sur plusieurs blocs, accès compliqués, foule à tous les étages et shows grandioses : on vous raconte cette folie depuis la ville catalane.

 

Il est 20h ce mardi soir quand on se dirige vers la mythique salle Apolo de Barcelone, ancien théâtre devenu l’un des lieux les plus emblématiques de la nuit catalane. Club et espace de concerts qui voit défiler les plus grandes stars internationales, l’Apolo se divise en 3 parties, intitulées sobrement Apolo 1, 2 et 3. Ce soir, les deux premières salles sont ouvertes pour le Primavera Sound, qui organise des concerts dans toute la ville cette semaine. Le festival se mue en « Primavera a la Ciutat » (« dans la ville ») diffuse ainsi sa folie partout dans la cité.

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Notre idée de départ était d’aller vers la « Sala 1 », pour voir et surtout entendre la sublime voix de Jorja Smith, la Britannique charismatique et faiseuse de tubes. En arrivant, on se dit néanmoins qu’aller voir ses concitoyens de King Hannah et leur rock mélancolique – qui sont eux programmés dans la « Sala 2 » – serait une judicieuse idée. Seul problème, les deux files pour accéder aux salles vont sur plusieurs blocs, du jamais vu.

Des shows de haute volée, des files de fou à lier

Pour expliquer cette « locura » (« folie » en espagnol), détaillons que tous les détenteurs d’un bracelet pour le festival ont accès aux concerts proposés. Soit des dizaines de milliers de personnes à qui viennent s’ajouter ceux qui paient pour les concerts (10% de remplissage maximum de la salle, selon l’organisation). On comprend mieux les foules qui remplissent le trottoir, et on se dit qu’il sera impossible d’entrer à temps.

Car même muni d’une accréditation presse, vous n’êtes pas garanti d’avoir un accès prioritaire pour les shows. On tente malgré tout notre chance pour entrer dans la « Sala 2 ». Bingo, on parle plutôt bien espagnol et le passage par l’accès VIP fonctionne. King Hannah s’offre à nous, son rock cinématographique influencé par Mazzy Star et Portishead fait mouche. 45 minutes de showcase parfait, bien balancées entre des titres intenses et des moments plus contemplatifs. Réussite totale.

Ce sera une autre paire de manche pour aller voir Jorja Smith, la star de la soirée. De retour vers la « Sala 1 », on tente notre petite combine via l’accès « guest ». Pas de chance ici, et la file toujours aussi longue nous dit qu’on ne verra pas la chanteuse ce soir. Pas grave, elle se produit quatre fois cette semaine et on la verra ailleurs.

On retourne tranquillement vers la seconde salle pour l’Israélienne Noga Erez, quasi une copie conforme de Billie Eilish, en plus hip-hop tout de même. Et c’est une véritable claque qu’on se prend, la chanteuse se baladant avec une aisance déconcertante. C’est pop, rap, rock, tout à la fois. Noga envoie ses tubes « End of the Road » et « VIEWS » totalement décomplexée, se la joue un peu, mais c’est tant mieux. Le public survolté en veut encore mais le principe des showcase limite la prestation à 1h.

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Pour résumer l’ambiance dans Barcelone, nous dirons que la chance était de notre côté mais les longues files laissent de nombreux spectateurs frustrés, eux qui n’hésitent pas à partager leur colère sur les réseaux sociaux. Cette formule « dans la ville », même si la qualité musicale est indéniable, paraît beaucoup trop mal organisée et n’atteint pas son objectif : contenter son public.

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