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Sunday Charmers : Le groupe bruxellois dont vous n’avez pas fini d’entendre parler

Sunday Charmers : Le groupe bruxellois dont vous n'avez pas fini d'entendre parler

Florian, Alexandre, Étienne et Tom. | © Célia Roger

Musique

Étienne, Florian, Alexandre et Tom reviennent avec un deuxième album Delusional. Et si la musique indie-rock reste toujours aussi dansante, les textes sont beaucoup plus profonds et intenses. Rencontre.

 

Le groupe bruxellois n’a plus rien des petits nouveaux de la scène belge. Après un premier album remarqué en 2018, les Sunday Charmers confirment leur position avec leur nouvel opus indie-rock Delusional. Si le groupe était connu pour ses mélodies solaires et funky, il revient cette fois avec un album plus mature et plus intense. Les chansons n’ont rien perdu de leur groove, mais les textes sont plus profonds tout comme la construction de l’album. « Ici, j’ai voulu plus me mettre à nu et raconter quelque chose de plus sincère », nous confie Étienne, auteur-compositeur-interprète. « Cet album est un virage pour le groupe, d’oser quelque chose de plus sincère, de plus mélancolique. »

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Une profondeur et une introspection qui leur va bien. Comme beaucoup d’artistes, ce nouvel opus a été écrit durant le confinement pour répondre à « un besoin vital d’évasion ». « Si certains regardaient des séries à n’en plus pouvoir, moi j’avais besoin de faire de la musique pour créer des univers qui me permettent de m’évader. » En résulte cet opus, qui suit un personnage « qui passe d’une cassure émotionnelle (ça peut être une rupture amoureuse ou la mort d’un proche) à un voyage initiatique qui va lui permettre d’affronter ses démons pour arriver à une sorte de plénitude ». Une réflexion presque philosophique. « On est souvent tentés d’aller dans le déni, parce que ça paraît plus facile pour passer plus rapidement à autre chose. Mais je pense qu’accepter ses parts d’ombre en essayant de les comprendre permet de mieux avancer. »

Une cohérence et une histoire qui va jusqu’à la pochette de l’album, réalisée par l’artiste Micheline des bois. On voit une personne sur la plage se dirigeant maladroitement vers l’océan. « L’eau est un élément qui revient beaucoup dans l’album. S’immerger complètement dans ses peines et la noirceur de ses émotions. » Une invitation à se plonger pleinement dans son for intérieur, à toucher le fond pour mieux remonter à la surface ensuite.

Delusional s’écoute à toute occasion, que l’on soit triste ou d’humeur dansante. Pour les amateurs, on notera la même force tranquille que Radiohead dans la chanson « Changes ». Un opus réussi et qui s’annonce très prometteur pour la suite.

Les Sunday Charmers inaugureront « Le Club », la nouvelle salle du Cirque Royal, le 16 juin prochain.

• L’album Delusional en deux-deux … •

Quelle est la chanson la plus rythmée ?
Étienne : « Know You Will »
Alexandre : « What It Feels Like »

Quelle est la chanson la plus personnelle ?
Étienne : « Skin & Bones »

Quelle est la chanson que vous avez hâte de jouer en concert ?
Étienne : « Dark Waters », on a préparé un truc vraiment bien à la fin en plus !
Alexandre : « Know You Will » et « Ici, Le Temps »

Quelle est la chanson pour se réveiller le matin ?
Étienne : « By My Side »
Alexandre : « What It Feels Like »

Quelle est la chanson à écouter avant de sortir en soirée ?
Étienne : « Let Down », elle fait le taf, hein…
Alex : Mais ça dépend à quelle soirée tu vas aussi (rires)

Quelle est la chanson que vous avez préféré écrire ?
Étienne : « Delusional », c’est très court comme texte, mais c’est celui où j’ai pris le plus de plaisir … je ne sais pas pourquoi.

Quelle est la chanson que vous préférez dans l’album ?
« Ici, Le Temps », on prend toujours beaucoup de plaisir à l’écouter.

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