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Le rappeur Akon va racheter 50% de la plateforme de téléchargement sénégalaise « Musik Bi »

Le rappeur Akon en avril 2011, lors d'un conférence de presse à Bombay en Inde. | © BELGA/EPA/DIVYAKANT SOLANKI

Musique

Le rappeur américano-sénégalais Akon a annoncé samedi à Dakar vouloir racheter 50% des parts de la plateforme de téléchargement de musique « Musik Bi », lors d’une conférence de presse commune avec le dirigeant de la société détenant la plateforme.

 

À son lancement en février 2016 au Sénégal par le groupe Solution Informatique Durable (Solid), l’objectif de Musik Bi était de permettre à chacun, via un téléphone mobile ou un ordinateur, de télécharger, grâce à son crédit téléphonique, des titres musicaux, à écouter même sans connexion internet. L’autre but était de lutter contre le piratage et d’œuvrer au développement social et économique des artistes en Afrique. Mais la plateforme s’est heurtée à des difficultés, notamment celle du montant prélevé par les opérateurs sur les SMS. « Le gain pris par les opérateurs est une problématique qui va à l’encontre des intérêts des artistes et de la plateforme en général. Nous continuons à pousser pour que cette part soit plus raisonnable », a indiqué, lors de la conférence de presse, le directeur général de Solid Moustapha Diop dont « l’ambition est de se développer à travers l’Afrique et d’être ‘la’ plateforme de distribution musicale en Afrique ».

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« Je considère Musik Bi comme la plateforme du futur, d’envergure africaine », a renchéri Akon, de son vrai nom Alioune Badara Thiam, qui a déclaré vouloir en racheter 50% des parts pour en devenir l’actionnaire majoritaire. Il n’a pas souhaité s’exprimer sur le montant de la transaction. « Le plus important est de savoir que c’est un investissement rentable », a-t-il seulement concédé. Akon s’est également joint à la plateforme avec son nouveau titre « Khalice », en collaboration avec la pointure de la musique sénégalaise, Youssou Ndour, disponible en exclusivité sur Musik Bi.

Concernant la rétribution, Moustapha Diop a indiqué que la part revenant à l’artiste était dès le départ prévue à 60%, et celle de Musik Bi à 40%. « Ce sera plus, mais jamais moins, car c’est une plateforme faite pour les artistes », a-t-il ajouté.

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Certains objectifs futurs de Musik Bi ont aussi été abordés lors de la conférence de presse, notamment le lancement d’un festival Musik Bi, d’une chaîne de télévision et du développement du streaming.

(Avec Belga)

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