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« Il y a des étrangers dans la salle ? Quitter le pays… » Eric Clapton xénophobe et bourré !

Un mauvais souvenir que Eric Clapton a difficile à expliquer... | © DR

Musique

Cette lamentable sortie lors d’un concert en Angleterre au coeur de l’été 1976 correspond à une très mauvaise période pour le guitariste ce qui n’excuse rien. Eric Clapton vient pourtant de connaître le succès avec sa reprise de « I shot the sheriff » d’un certain… Bob Marley. Retour sur un fameux dérapage de God.

 

Par L.Dp

Tout qui s’intéresse un peu à la carrière de Clapton, qui est une icône blues-rock pour bon nombre, possède l’information selon laquelle dans les seventies, c’était plutôt arrosé… Sans oublier la consommation de cocaïne et d’héroïne. De concert à jouer couché car plus possible de tenir debout en show durant lequel il insulte copieusement le public en multipliant les gestes obscènes, les exemples sont multiples. Et c’est le cas de ce soir d’août 1976 sans l’ombre d’un doute.

Seulement à l’Odeon Theatre de Birmingham, l’infâme va être atteint avec cette diatribe qui pue l’extrême-droite. Comme le relaie le site des Inrocks, les propos du chanteur ne laissent place à aucun doute… « J’ai longtemps fait dans la drogue, maintenant je fais dans le racisme, c’est beaucoup plus puissant, mec ! Est-ce qu’il y a des étrangers dans la salle ce soir ? Si oui, levez les mains en l’air… Où êtes-vous ? Bon, où que vous soyez, je pense que vous devriez partir. Pas seulement quitter la salle, mais quitter notre pays ». Voilà voilà…

Etonnant tout de même pour celui dont les maîtres de blues n’étaient en réalité que des afro-américains qui ont donné à ce style musical existence et lettres de noblesse. Ce qui a probablement le plus choqué est la référence à une personnalité poltique : Enoch Powell. Un ultra conservateur connu pour avoir tenu un discours dix ans pus tôt dans lequel il appelait à « stopper, totalement ou presque, les flux d’immigrations entrants et encourager au maximum les flux sortants ». Clapton achève son vomi raciste ce soir-là par « dégageons les étrangers. Dégageons les négros. Dégageons les bamboulas. Keep Britain white !  » 

Les biographes et spécialistes expliquent le plus souvent l’absence de réactions et d’explications d’Eric Clapton par rapport à cette sortie raciste par une forme de honte pour cette décennie de débauches et de comportements inacceptables. Une sorte de volonté d’oublier ce qui avait failli le tuer. Mais même lorsqu’il affronte ses erreurs et horreurs, dans son autobiographie notamment parue en 2006, les excuses ne viennent pas vraiment. Et les explications restent confuses comme l’était sa vie à cette époque certainement.

Unique point positif, si on peut l’écrire, c’est la naissance suite à cet incident grave de ‘Rock Against Racism’. Une campagne d’actions menée par Red Saunders, Roger Huddle et d’autres lors de l’hiver 1976 justement. Une campagne qui constituait également une réponse à David Bowie, à qui il a été reproché des « propos fascistes », lorsqu’il a comparé Mick Jagger à Hitler notamment…

 

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