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« Extra » BSF : Les avantages en nature du festival bruxellois

Face aux 70 concerts et évènements du BSF, une trentaine d'activités "extras" sont proposées aux festivaliers. | © Pascal Schyns/BSF

Musique

Le Brussels Summer Festival invite les visiteurs à venir se trémousser devant les scènes, mais aussi à se cultiver, sauce bruxelloise.

 

Les touristes de passage auraient tort de s’en priver, les Bruxellois aussi. Avant la pluie de décibels – dans le meilleur des cas – place des Palais, après un dernier cornet de frites musical et entre deux concerts sous le chapiteau magique de la place du Musée, le Brussels Summer Festival invite à s’y rendre, au musée, justement. C’est que cette année encore, le festival – s’associe aux institutions culturelles « tradi » de la capitale comme à celles d’avant-garde pour poursuivre l’« expérience » grâce à des petits à-côtés bienvenus.

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Car l’été venu, c’est bien d’expérience dont il s’agit depuis quelques années, en Belgique comme ailleurs. Qu’elle soit unique, alternative ou privilégiée, de Tomorrowland à Dour, en passant par le Micro, chaque festival joue la carte du « tout », pour ne pas rester en reste. On n’y va donc plus seulement pour la déferlante de groupes et le houblon qui l’accompagne, mais pour vivre une parenthèse loin du quotidien, de la quiétude de la monotonie et de ses pantoufles du lundi – qu’on n’est même pas obligé de déchausser en définitive, tant l’offre d' »extraordinaire » abonde et fait dans la surenchère.

Francs-maçons, design et dinosaures

Celle du BSF a su rester simple, comme la ville qui l’a vu naitre. Point de saut à l’élastique ou de repas étoilé : les « extras » de l’évènement gravitent autour des musées bruxellois, guest stars du rendez-vous urbain. Les festivaliers qui auront opté pour la flexibilité du pass 10-days pourront ainsi profiter ici d’une entrée à prix réduite, là d’une boisson gratuite, entre autres avantages « en nature ».

©Eric Danhier/BSF

Il y a les « anciens », bien sûr : le très-à-propos musée des instruments de musique, celui dédié à Magritte et le Belvue, qui revient sur l’histoire de la Belgique. Il y a aussi les « petits nouveaux », à la découverte du MIMA et de son exposition « comic art », et le musée du design niché à deux pas de l’Atomium. Plus discrets, mais aussi plus curieux, on se laisserait volontiers tenter par les entrailles du Coudenberg, l’autrement inaccessible musée de la franc-maçonnerie, ou encore cette drôle d’excursion au Palais 12, qui prend ici des airs de Jurassic world – dinosaures et paradis délaissé compris. Côté levée de coude, on a le choix entre l’expérience médiévalo-bruxello-bruxelloise du Roy d’Espagne ou Madame Moustache, haut lieu de rassemblement nocturne de la faune hipster.

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Le célèbre théâtre de Toone, l’association du Bus bavard et le Waterbus font aussi partie de l’invitation – souvent – à moitié-prix, à découvrir en ligne ou dans le programme distribué par la « Street team » du festival. Si après 30 extras, plus de 70 concerts et de multiples ambiances, on trouve encore à s’ennuyer du 6 au 15 août, on n’y comprend plus rien.

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